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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI.

Mars 1807.

Efforts pour8c procurerdes vivres etdes mo.yensde transport.

plus précis à cet égard, pour amasser d’abord à Bromberg età Varsovie les approvisionnements nécessaires, pour créerensuite les moyens de transport qui devaient servir à ter-miner le trajet de la Vistule aux bords de la Passarge. Son in-tention était de commencer par fournir chaque jour la rationentière à ses soldats, et puis de former à Osterode, centre deses quartiers, un magasin général, qui renfermât quelquesmillions de rations, en pain, riz, vins, eaux-de-vie. II voulututiliser à cet effet le zèle des Polonais, qui jusqu’ici lui avaientrendu peu de services militaires, et dont il désirait tirer aumoins quelques services administratifs. Comme il avait M. deTalleyrand à Varsovie, il le chargea de s’entendre avec le gou-vernement provisoire, qui dirigeait les affaires de la Pologne.Il lui écrivit donc la lettre suivante, en lui envoyant ses pleinspouvoirs pour conclure des marchés à quelque prix que ce fût.

Osterode, 12 mars, 10 heures du soir.

« Je reçois votre lettre du 10 mars à 3 heures après midi-» J’ai 300 mille rations de biscuit à Varsovie. Il faut huit jours«pour venir de Varsovie à Osterode; faites des miracles, mais» qu’on m’en expédie par jour 50 mille rations. Tâchez auss«« de me faire expédier par jour 2 mille pintes d’eau-de-vie-i) Aujourd’hui le sort de l’Europe et les plus 'grands calculs» dépendent des subsistances. Battre les Russes, si j’ai d u«pain, est un enfantillage. J’ai des millions, je ne me refus»» pas d’en donner. Tout ce que vous ferez sera bien fait, mais» il faut qu’au reçu de cette lettre on m’expédie, par terre et» par Mlawa et Zakroczin, 50 mille rations de biscuit et 2« pintes. C’est l’affaire de 80 voitures par jour en les pavant» au poids de l’or. Si le patriotisme des Polonais ne peut pa s» faire cet effort, ils ne sont pas bons à grand’chose. L’imp° r» tance de ce dont je vous charge là est plus considérable q° e» toutes les négociations du monde. Faites appeler l’ordonna«teur, le gouverneur, le général Lemarrois, les hommes l eS