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LIVRE XXVIII.
Juillet 1607. celte organisation, pour savoir s’il pourrait déjà disposer dedeux bataillons sur six, dans chacune de ces légions. Se fiant,jusqu’à leur arrivée, sur l’effroi que devait inspirer aux An-glais le retour prochain de la grande armée, ne craignant pasque les expéditions contre le continent, dont on les disaitdepuis long-temps occupés, se dirigeassent sur les côtes deFrance, ayant toutes ses précautions prises sur celles de Hol-lande, du Hanovre, de la Poméranie, de la vieille Prusse, iln’hésita pas à dégarnir celles de Normandie et de Bretagne,et il ordonna la réunion à Bayonne des troupes réparties entreles camps de Saint-Lô, Pontivy et Napoléon-Vendée. Chacunde ces camps, formé de troisièmes bataillons et de quelquesrégiments complets, présentait une bonne division, et devait,avec les dépôts de dragons réunis à Versailles et à Saint-Germain, avec des détachements d’artillerie tirés de Rennes,de Toulouse, de Bayonne, composer une excellente armée,d’environ 25 mille hommes. Cette armée eut ordre de se con-centrer immédiatement à Bayonne. Napoléon fit choix pour lacommander du général Junot, qui connaissait le Portugal, oèil avait été ambassadeur, qui était un bon officier, tout dé-voué à son maître, et n’avait, comme gouverneur de Paris,que le défaut de s’y trop livrer à ses plaisirs. On le disai 1engagé avec l’une des princesses de la famille impériale dansune liaison qui produisait quelque scandale, et Napoléontrouvait ainsi dans ce choix la réunion de plusieurs con-venances à la fois. Ces mesures furent prises ostensiblementet de manière que l’Espagne et le Portugal ne pussent p aSignorer combien seraient sérieuses les conséquences dunrefus. En même temps les ordres nécessaires furent donnéspour que deux bataillons de chacune des légions de réservese trouvassent prêts à remplacer sur les côtes les troupe* 5qu’on allait en retirer.
C’est dans le même esprit que Napoléon s’occupa enmoment des affaires d’Italie. Là, comme ailleurs, le redoubl