LIVRE XXVIU.
Juillet 1807.
Fâcheuxprogrèsdes divisionsde la Franceavec le Salnt-Stége.
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vernement de prêtres, pour passer sous le gouvernementlaïque du prince Eugène, se manifestait chez celles-ci, den’opposer h ce goût ni contradiction ni obstacle.
En ce moment, la brouille avec le Saint-Siège, dont nousavons ailleurs rapporté l’origine, mais négligé de retracer lesvicissitudes journalières, faisait à chaque instant de nouveauxprogrès. Le Pape qui, venu à Paris pour sacrer Napoléon, enavait rapporté, avec beaucoup de satisfactions morales et reli-gieuses, le déplaisir temporel de n’avoir pas recouvré les Lé-gations; qui avait vu depuis son indépendance devenir nomi-nale par l’extension successive de la puissance française enItalie, avait conçu un ressentiment qu’il ne savait plus dissi-muler. Au lieu de s’entendre avec un souverain tout-puissant,contre lequel alors on ne pouvait rien, même quand on étaitpuissance de premier ordre, qui d’ailleurs ne voulait que dubien à la religion, et ne cessait de lui en faire, qui ne songeaitpas du tout à s’emparer de la souveraineté de Rome, etdemandait uniquement qu’on se comportât en bon voisin àl’égard des nouveaux États français fondés en Italie, le Papeavait eu le tort de céder à de fâcheuses suggestions, d’autantplus puissantes sur son esprit qu’elles étaient d’accord avecses secrets sentiments. Animé de pareilles dispositions, davait contrarié Napoléon dans tous les arrangements relatifsau royaume d’Italie. Il avait prétendu s’y réserver tous lesdroits de la papauté, beaucoup plus grands en Italie qu’ eI)France, et n’avait pas voulu admettre un concordat égal dansles deux pays. A Parme, à Plaisance, mêmes exigences etmêmes contrariétés. D’autres tracasseries d’un genre plus p el> 'sonnel encore s’étaient jointes à celles-là. Le prince JérômeBonaparte, pendaut ses campagnes de mer en Amérique, avaitcontracté mariage avec une personne fort belle et d’une naissance honnête, mais à un âge qui rendait cette alliance nulle»et avec un défaut de concours de la part de ses parents, 1 ula rendait plus nulle encore. Napoléon qui voulait, en iuaii a,lt