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LIVRE XXVIII.
Juillet 1807. plein d’ardeur. Habitué de plus à trouver dans son génie desressources inépuisables pour vaincre les hommes et les élé-ments, il ne partageait nullement le découragement de l’amiralNouvelles Decrès. Il entrevoyait dans l’avenir des ressources nouvelles,
ressources , , . .
que et non encore essayées contre les Anglais. I) abord toutes les
la situation
fournit contre issues n’avaient pas été fermées jusqu’alors au commerce bri-
I Angleterre. 1 1
lannique. Par la Russie, la Prusse, le Danemark et les villesanséatiques, par le Portugal qui était ennemi, par l’Espagnequi était mal surveillée, par l’Autriche qu’il avait fallu ména-ger, il était resté bien des portes, au moins entr’ouvertes; etles marchandises anglaises, en se donnant à bon marché (cequi leur était facile dès cette époque), avaient réussi à péné-trer sur le continent. Maintenant, au contraire, tout accèsallait se trouver fermé, et c’était un grand dommage qui scpréparait pour les manufactures de l’Angleterre. Déplus, Na-poléon allait être libre de multiplier les constructions navales,soit avec les ressources du budget français, chaque jour plusriche, soit avec les produits de la conquête, soit avec les boiset les bras de tout le littoral européen. Ayant en outre sesnombreuses armées disponibles, il avait conçu un vaste sys-tème dont on verra plus tard le développement successif, etqui aurait tellement multiplié les chances d’une grande expé-dition dirigée sur Londres, sur l’Irlande ou sur l’Inde, quecette expédition, dérobée une fois à la surveillance de l’ann-rauté, aurait peut-être fini par réussir, ou que l’obstinationbritannique aurait fini par céder devant la menace d’un périltoujours imminent. Napoléon en effet n’était guère d’avis desgrandes batailles navales, que du reste il n’avait acceptéesdans certaines occasions que pour ne pas reculer d’une m a "nière trop manifeste devant l’ennemi. 11 n’était guère pl uSd’avis des croisières, que le défaut de relêches sûres et biensjstimc approvisionnées rendait trop périlleuses. Mais il voulait, unis'H»p"(Jn r sant les marines russe, hollandaise, française, espagnole, lia 'FAngleterre* benne, ayant des flottes armées au Texel, à Elessingue j a