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LIVRE XXVIII.
Août 1807.
Mariagedu princeJerüme Bona-parte avecla princesseCatherinede
Wurteinherg.
«dessous de cette sagesse vraiment royale, qui les conserve«par la paix, les enrichit par l’agriculture et l’industrie, les» décore par les chefs - d’œuvre des arts, et les fonde éter-» nellement sur le double appui de la morale et des lois. »
Les travaux du Corps Législatif commencèrent immédiate-ment , et se poursuivirent avec le calme et la célérité naturelsdans des discussions qui n’étaient que de pure forme; carl’examen sérieux des lois proposées avait eu lieu ailleurs,c’est-à-dire dans les conférences entre leTribunat et le Conseild’État. Durant cette courte session, qui le retenait à Paris etdifférait son départ pour Fontainebleau, Napoléon célébra lemariage de la princesse Catherine de Wurtemberg avec sonfrère Jérôme. Cette jeune princesse, douée des plus noblesqualités, belle et imposante de sa personne, fière comme sonpère, mais douce et dévouée à tous ses devoirs, et destinéeà être un jour le modèle des épouses dans le malheur, arrivaau château du Raiucy près de Paris, le 20 août, un peu troubléede la situation qui l’attendait, dans une cour dont personneen Europe ne niait l’éclat, la puissance, mais qu’on peignaitcomme le séjour de la force brutale, et dans laquelle ne devaitl’accompagner aucun des serviteurs qui l’avaient entourée dèsson enfance. Napoléon la reçut le 21 sur la première marchede l’escalier des Tuileries. Elle allait s’incliner devant lui, maisil la recueillit dans ses bras, et la présenta ensuite à l’Impéra-trice , à toute sa cour, et aux députés du nouveau royaumede Westphalie, convoqués à Paris pour assister à cette union.Le lendemain les deux jeunes époux furent civilement unispar l’archichancelier Cambacérès, et le surlendemain ils re-çurent dans la chapelle des Tuileries la bénédiction nuptialedu prince primat, qui, toujours aussi attaché à l’Empereurpar goût et par reconnaissance, était venu consacrer lui-mêmela nouvelle royauté allemande, fondée au nord de la Confédé-ration, dont il était le chancelier et le président.
Les fêtes célébrées à l’occasion de ce mariage durèrent plu-