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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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» vigueur, cela deviendrait une question de droit public; car, Août Am.» si des successions venaient à s’ouvrir, vous seriez embar-» rassé par mille réclamations. On ne manquera pas de faire» des objections, opposez-v une ferme volonté. Les membres» de la régence, qui ne sont pas de l’avis de ce qui a été fait» en France pendant la révolution, feront des représentations ;

» réponde/.-leur que cela ne les regarde pas. Mais aidez-vous» de leurs lumières et de leur expérience; vous pourrez en» tirer un grand parti. Ecrivez-moi surtout très-souvent...

«Vous trouverez ci-joint la constitution de votre royaume.

» Cette constitution renferme les conditions auxquelles je re-» nonce à tous mes droits de conquête, et à mes droits acquis» sur votre pays. Vous devez la suivre fidèlement. Le bonheur» de «vos peuples m’importe, non-seulement par l’influence» qu’il peut avoir sur votre gloire et la mienne, mais aussi» sous le point de vue du système général de l’Europe.

« N’écoutez point ceux qui vous disent que vos peuples, ac-« coutumes à la servitude, recevront avec ingratitude vos» bienfaits. On est plus éclairé dans le royaume de Westphalie» qu’on ne voudrait vous le persuader, et votre trône ne sera» véritablement fondé que sur la confiance et l’amour de lan population. Ce que désirent avec impatience les peuples» d’Allemagne, c'est que les individus qui ne sont point nobles,

» et qui ont des talents, aient un égal droit à votre considé-» ration et aux emplois ; c'est que toute espèce de servage et» de liens intermédiaires entre le souverain et la dernière classe» du peuple soit entièrement abolie. Les bienfaits du Code«Napoléon, la publicité des procédures, l’établissement des«jurys, seront autant de caractères distinctifs de votre tno-« narchie; et, s’il faut vous dire ma pensée tout entière, je» compte plus sur leurs effets pour l’extension et l’affermisse-» ment de celte monarchie, que sur le résultat des plus grandes» victoires. Il faut que vos peuples jouissent d’une liberté, d’une» égalité, d’un bien-être inconnus aux autres peuples de la