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LIVRE XXVIII.
sept. 1807 . de ce projet. Il y avait donc dans la conduite tenue à l’égarddu Danemark iniquité sous le rapport de la morale, et ineptiesous le rapport de la politique ; car le vrai moyen d’avoir avecsoi cette puissance neutre, d’avoir sa flotte, ses matelots etle Sund, c’était de la secourir, en laissant à Napoléon le soinde la violenter.
Cependant, malgré la réprobation dont les honnêtes gensd’Angleterre frappèrent l’expédition de Copenhague, un par-lement asservi aux préjugés anti-catholiques de la couronne,et à la politique outrée de M. Pitt, donna gain de cause auxministres, mais non sans laisser voir l’embarras qu’il éprou-vait. Il prit en effet la forme d’un ajournement, en déclarantqu’on jugerait l’acte plus tard, quand les ministres pourraientdire ce qu’ils étaient obligés de taire dans le moment. MaisEfforts toute idée de paix fut à jamais éloignée. Le cabinet britan-
iht cabinet
britannique nique, ne se dissimulant pas la fâcheuse impression produite
pour faire A ' A 1 r
ap *viênne rà en Europe par ses dernières violences, s’occupa de rétablirCetersbourg son crédit auprès des deux principales cours du continent,lf commise e celles de Vienne et de Saint-Pétersbourg. Il envoya à Viennenemark. lord Pembroke, à Saint-Pétersbourg le général Wilson, pourporter quelques-unes de ces propositions qu’on aime mieuxcommuniquer de vive voix que par écrit. Voici quelles étaientces propositions.
A la satisfaction apparente que l’empereur Alexandre sem-L’Angieterre blait avoir rapportée d’une guerre signalée cependant par des
se montre
disposée a revers, aux demi-confidences qu’il avait faites, et qui toutesffeli Russie donnaient à entendre qu’on verrait sortir de grands résultatsia (fè'tacher de l’alliance avec la France, à la persistance qu’il mettait àrîance. occuper la Moldavie et la Valachie, il était évident pour leshommes doués de quelque sagacité, que la France, afind’amener la Russie à ses vues, lui avait fait la promesse degrands avantages en Orient, et qu’elle avait singulièrementflatté son ambition de ce côté. Le cabinet britannique se dé-cida donc sans hésiter aux sacrifices que la circonstance lui