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T-IVRE XXIX.
f «< v . 1808. tar, sans rien alléguer de positif; annoncer particulièrementaux provinces basques que, quoi qu’il piit arriver, leurs pri-vilèges seraient respectés; publier, quand on serait à Burgos,un ordre du jour,-pour recommander aux troupes la disci-pline la plus rigoureuse, les relations les plus fraternelles avecle généreux peuple espagnol, ami et allié du peuple français;ne jamais mêler à toutes ces prôtestations d’amitié d’autrenom que celui du peuple espagnol, et ne jamais parler ni duroi Charles IV, ni de son gouvernement, sous quelque formeque ce fût.
Tel est le résumé des instructions adressées à Murat le20 février, confirmées et développées les jours suivants, dansdes ordres postérieurs. Le général Belliard fut placé auprèsde lui comme chef d’état - major, le général Grouchy commecommandant de sa cavalerie. Le général Lariboissière futchargé de diriger l’artillerie de l’armée. Celui-ci devait ache-miner sur Bayonne, de tous les dépôts d’artillerie situés dansl’Ouest et le Midi, des munitions considérables, et notammentdes outils, des artifices capables de faire sauter la porte d’uneville ou d’un château - fort. Les transports se faisant à dos demulets en Espagne, ordre fut sur-le-champ expédié à Bayonned’en acheter cinq cents des meilleurs et des plus beaux. Leministre du trésor public, M. Mollien, fut invité à diriger plu-sieurs millions de numéraire, dont deux en or, sur Bayonne,pour suffire' à toutes les dépenses de l’armée, et les acquitterargent comptant. Il devait dresser en outre un tarif équitableprésentant la valeur comparative des monnaies françaises etespagnoles, qu’on publierait dans toutes les villes d’Espagneoù l’on passerait, afin d’éviter les collisions entre les soldatset les habitants.
A ces instructions données pour les corps entrant en Es-pagne en furent ajoutées d’autres pour l’armée de Portugal.Napoléon voulait ne rien coûter à l’Espagne dans une entre-prise qui allait lui coûter sa dynastie. Mais il ne se faisait pas