Band 
[Vol. 4.]
Seite
387
JPEG-Download
 

ARANJUEZ.

387

cuper Pampelune; de s’emparer de la citadelle de Pampelune,de l’armer, d’y laisser un millier d’hommes, puis de porterla division des Pyrénées-Orientales tout entière entre Viltoriaet Burgos, afin de couvrir les derrières do l’armée; de réunirsur le môme point tous les régiments de marche, composésdes renforts destinés aux régiments provisoires, d’y envoyeren outre et sans délai la division Verdier (qualifiée plus hautréserve d’Orléans) , de former ainsi un rassemblement consi-dérable, sous les ordres du maréchal Bes^ières, qui, avec lagarde, ne devait pas être de moins de douze à quinze millehommes, et qui, en cas de collision, garderait la ligne de re-traite de l’armée contre les troupes espagnoles chargées d’oc-cuper le nord du Portugal. Napoléon régla ensuite la marchosur Madrid. Il ordonna à Murat de faire passer le Guadarramatant au corps du maréchal Moncey qu’à celui du général Du-pont, l’un par la route de Somosierra, l’autre parcelle doSégovie, du 19 au 20 mars, d’être le 22 ou le 23 sous les mursde Madrid, de demander à s’y reposer, avant de continuer samarche sur Cadix, d’enfoncer les portes de Madrid si elles sefermaient devant lui, mais après avoir fait tout ce qui seraitpossible pour prévenir une collision. A toutes ces prescrip-tions se joignaient toujours, et itérativement, la recommanda-tion de se taire sur les affaires politiques, de pourvoir la troupede tout pour qu’elle ne prit rien, et de retarder même le mou-vement d’un jour ou deux, si les moyens d’alimentation et dotransport n’étaient pas suffisants.

Murat dut donc se résigner à n’en pas savoir davantage, ets’appliqua à obéir fidèlement aux ordres de l’Empereur, cer-tain qu’après tout ce mystère ne pouvait cacher que ce qu’ildésirait, c’est-à-dire le renversement des Bourbons d’Espagnoet la vacance de l’un des plus beaux trônes de l’univers.

L’occupation des places, ordonnée à plusieurs reprises parl’Empereur, fut exécutée. Les généraux Duhesme et Dar-magnac, l’un à Barcelone, l'autre à Pampelune, n’avaient d’a-

25 *

Mars 1803.

L’ordred'occuperles placesespagnolesexécuté parles générauxfrançais.