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[Vol. 4.]
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ARANJÜEZ.

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ses forces, déclara qu’il allait commencer l’attaque. Le capi-taine général de la Catalogne, comte d’Ezpeleta, craignant unecollision qu’on lui avait recommandé d’éviter, prit la déter-mination de céder, et de livrer le Mont-Jouy aux Français.Us s’y établirent immédiatement. Maîtres des deux forteressesqui dominent Barcelone, ils n’avaient plus rien à craindre.Mais ils n’y étaient entrés qu’en faisant éprouver à la popula-tion de la Catalogne une émotion pénible, et très-fâcheusedans les circonstances.

A Pampelune le général Darmagnac, brave homme, pleind’énergie et de loyauté, qui aurait plus volontiers escaladé devive force que dérobé par surprise une place qu’on lui ordon-nait d’occuper, employa un moyen très-adroit pour pénétrerdans la citadelle. Il était logé dans une maison peu distantede la porte principale. Il y fit cacher cent grenadiers bienarmés. Ses troupes avaient l’habitude d’aller le matin cher-cher leurs vivres dans la citadelle môme. Il envoya une cin-quantaine d’hommes choisis, qui se rendirent sans armes àla porte de la citadelle un peu avant la distribution, et quitout en feignant d’attendre s’approchèrent du poste qui gardaitla porte, se jetèrent sur lui, le désarmèrent, tandis que lescent grenadiers embusqués dans la maison du général Darma-gnac, accourant en toute hâte, achevèrent l’enlèvement. Les trou-pes fran çaises secrètemen t réunies survinrent dans le même mo-ment, et la citadelle fut conquise, mais an grand déplaisir du gé-néral Darmagnac, qui écrivit au ministre de la guerre, en lui ren-dant compte de ce qu’il avait fait: Ce sont la de vilaines missions.A Pampelune comme à Barcelone l’émotion fut vive et générale.

On eut moins de peine à Saint-Sébastien. Un duc de Cril-lon, d’origine française, y commandait. Murat le somma derendre la place. 11 refusa nettement d’obéir. Murat lui ré-pliqua qu’il avait ordre de l’occuper, non dans des vues hos-tiles, mais dans des vues de prudence militaire fort simples,pour assurer les derrières de l’armée, et que si on lui résis-

Mars 1808 .

Surprisedé lu citadellede Pampelune.

Entrée sansrésistancedans la j»iacede Saint-Sdhastien.