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[Vol. 5.]
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B AYLEN.

insurgés une masse immense d’armes et de munitions de guerre, Mai îsœ.qui furent sur-le-champ distribuées à toute la région voisine.

Murcie, à l’appel de Carthagène, s’insurgea deux jours après,c’est-à-dire le 24 mai. Les volontaires des deux provinces seréunirent sous don Gonzalez de Llamas, ancien colonel d’unrégiment de milice, chargé de les commander. Le rendez-vous assigné fut sur le Xucar, afin de donner la main aux Va-lenciens. (Voir la carte n° 43.)

Bans le même instant, en effet, Valence venait de s’in- Horriblessurger aussi, et avec accompagnement de circonstances lior- ,Ie Vale,ici '■ribles. La riche et populeuse Valence, au milieu de sa belleIluerta, n’avait pas moins de prétention à dominer que Sévilleou Grenade. Son peuple, vif, ardent, tumultueux, n’était ca-pable de se laisser devancer par aucun autre. Ce fut le jourmême de l’arrivée du courrier annonçant les abdications qu’ilse souleva. Sur l’une des principales places de Valence, unharangueur populaire, lisant à la foule assemblée la Gazettede Madrid, qui contenait les abdications, déchira cette feuilleen criant : A bas les Français ! vive Ferdinand VII! Une fouleimmense se forma autour de lui, et courut chez les autoritéspour les entraîner dans l’insurrection. Mais, avant tout, cepeuple voulut se donner un chef. Il choisit un moine francis-cain, le père Rico, qui était éloquent et audacieux, et le mit |' n {"; cà sa tête pour aller parler aux autorités. 11 se rendit alors chez jc'vCSco.le capitaine-général, le comte de la Conquista, qu’il trouva,comme tous les capitaines-généraux, peu enclin à lui com-plaire , par prudence et par aversion pour la multitude. 11 l’en-traîna néanmoins sans l’assassiner, se réservant de faire mieuxpeu de temps après; se porta ensuite au tribunal de VAccord,principale magistrature de la province, et lui dicta ses réso-lutions, le moine Rico toujours parlant, ordonnant, décidantpour tous. La formation d’une junte fut immédiatement ré- Formation

° d'une junte

solue et exécutée. Les plus grands seigneurs du pays y siégé- illsu "^ tio,1 ‘rent avec les plus vils agitateurs de la rue. Le comte de la