BAYLEN.
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les trois autres régiments suisses de Tarragone, Carthagène Juin la»,et Malaga, que Napoléon supposait concentrés à Grenade, pou-vaient porter le corps du général Dupont à 20 mille hommesau moins, même sans l’adjonction de ses seconde et troisièmedivisions, force suffisante assurément pour contenir l’Anda-lousie et sauver Cadix d’un coup de main des Anglais. Il futprescrit au général Dupont de marcher en toute hâte vers lebut qui préoccupait le plus Napoléon, c’est-à-dire vers Cadixet la flotte de l’amiral Rosily.
Il devait rester à Madrid, en conséquence de ces ordres,deux divisions du maréchal Moncey et deux divisions dugénéral Dupont, car ces dernières, placées entre l’Escurial,
Aranjuez et Tolède, étaient considérées comme à Madridmême, ü devait y rester en outre les cuirassiers et la gardeimpériale, c’est-à-dire environ 25 à 30 mille hommes, sanscompter l’escorte de vieux régiments qui allaient accompagnerle roi Joseph. On était fondé à croire que ce serait assez pourparer aux cas imprévus, ne sachant pas encore à quel pointl’insurrection était intense, audacieuse et surtout générale.
Ordre fut expédié de nouveau de construire dans Madrid,soit au palais royal, soit au Buen-Retiro, de véritables placesd’armes, dans lesquelles on pût déposer les blessés, les ma-lades, les munitions, les caisses, tout le bagage enfin del’armée.
Ces ordres, donnés directement pour les provinces du nord,indirectement et par l’intermédiaire de l’état-major de Madridpour les provinces du midi, furent exécutés sur-le-champ.
Le général Verdier marcha le premier avec le 14 e régiment d }‘ r ®provisoire, environ deux cents chevaux, et quatre pièces de 'J,® 5 L 0 s “ r r ||„canon, de Vittoria sur Logrono. Arrivé à la Guardia, non p * r verSier? ralloin de l’Èbre, il apprit que le pont sur lequel on passe l’Èbrepour se rendre à Logrono, était occupé par les insurgés. Ilpassa l’Èbre à El-Ciego sur un bac, et le 6 juin au matin ilse porta sur Logrono. Les insurgés, qui se composaient de