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LIVRE XXXII.
Août 18C8.
Le gêneraiSaiut-C.yrcharge
de commanderen
Catalogne.
Le 1 er
et le 6“ corpsenvoyésd’Allemagneen
Espagne.
Le f>® corpsplacé dansune positionintermédiairepour
en disposerplus tard.
ÿapotéonenvoieen Espagnetoutes
ses divisionsde dragons.
frant un théâtre de guerre à part, Napoléon y donna le com-mandement en chef des troupes à un général incomparablepour la guerre méthodique, et opérant toujours bien quandil était seul, le général Saint-Cyr. On ne pouvait faire unmeilleur choix.
C’étaient l’Allemagne et la Pologne qui devaient fournir lesdétachements les plus considérables. Napoléon résolut d’entirer le I er corps déjà transporté à Berlin, sous le commande-ment du maréchal Victor, et le 6'‘, ayant appartenu au maré-chal Ney, et actuellement campé en Silésie, sous le maréchalMortier. Il se réserva d’en tirer plus tard le 5 B qui avait suc-cessivement appartenu aux maréchaux Lannes et Masséna,et qui était, comme le 6 e , campé en Silésie, sous le maréchalMortier. Napoléon, pour le moment, le dirigea sur Bareuth,l’une des provinces franconiennes qui lui restaient, et voulutle laisser là en disponibilité, sauf à le diriger sur l’Autriche,si celle-ci se décidait pour la guerre immédiate, ou à l’acheminersur l’Espagne, si la cour de Vienne renonçait à ses armements.Les premier et sixième corps, renforcés par les recrues four-nies par les dépôts, ne présentaient pas moins d’une cinquan-taine de mille hommes, en y comprenant l’artillerie et la cava-lerie légère attachées à chaque division. Ils étaient tous, saufun petit contingent de conscrits, de vieux soldats éprouvés,renfermés dans des cadres sans pareils. Napoléon songea àemprunter aussi à l’Allemagne une portion de la réservegénérale de cavalerie, et fit choix de l’arme des dragons, quilui semblait excellente à employer en Espagne, parce qu’ellepouvait faire plus d’un service, et que assez solide pour êtreopposée à l’infanterie espagnole, elle était moins lourde cepen-dant que la grosse cavalerie. 11 résolut au contraire de laisserdans les plaines du Nord ses nombreux et vaillants cuirassiers,inutiles contre les troupes sans tenue du Midi, nécessaires contreles bandes aguerries des contrées septentrionales. Il prescri-vit le départ pour l’Espagne de trois divisions de dragons,