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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXIII.

Nov. 1808. Balmaseda, où le maréchal Lefebvre avait laissé la divisionVillatte, pour se replier lui-même sur Bilbao, afin d’y vivreplus à son aise.

Après la faute de s’étre porté trop tôt en avant, le maré-chai Lefebvre n’en pouvait pas commettre une plus grave queTéfebvre* de rétrograder tout à coup sur Bilbao, laissant la divisionet'dange 0 /de Villatte seule à Balmaseda. Il fallait des soldats aussi fermes'Vnia'tt'e" que les nôtres, et un ennemi aussi peu redoutable que lesinsurgés espagnols, pour qu’il ne résultât pas quelque malheurde si fausses dispositions.

De son côté, le maréchal Victor n’avait pas fait mieux.Envoyé par Orduna à Amurrio, afin de flanquer le maréchalLefebvre, il avait expédié vers Oquendo le général Labruyèreavec une brigade, et l’avait retenu dans cette position, sansque l’idée lui vînt de s’y rendre lui-mème pour le diriger. Legénéral Labruyère, au milieu de ces montagnes escarpées,où l’on avait peine à se reconnaître, où les brouillardsde l’hiver ajoutaient à l’obscurité des lieux, privé de toutedirection, ne sachant ce qu’il pouvait avoir d’ennemis en saprésence, n’avait pas voulu s’engager, et avait laissé passerdevant lui les corps qui flanquaient Blake pendant le combatde Zornoza, n’osant rien faire pour arrêter leur retraite. Lesjours suivants il était resté en position, voyant Balmaseda deloin, apercevant la division Villatte sans songer à la rejoindre,apercevant aussi la division Sébastiani qui de Bilbao exécutaitdes reconnaissances sur la route d’Orduna; de manière quenos troupes, au lieu de se réunir pour accabler Blake, seuleopération qui fût raisonnable dès qu’on avait eu le tort decombattre avant les ordres du quartier-général, étaient dis-persées entre Bilbao, Balmaseda et Oquendo, exposées dansleur isolement à de graves échecs.

Le maréchal Victor n’avait pas borné là ses fautes. Presséde rejoindre le quartier-général afin de servir sous les yeuxmême de l’Empereur, et trouvant dans ses instructions qu’d