Band 
[Vol. 5.]
Seite
364
JPEG-Download
 

.‘{64

LIVRK XXXIII

Xov. Laos, jour le poste de Sepulveda, et à la division Ruffin de partirau même instant pour gravir les rampes du Guadarratna,jusqu’au col même de Somo-Sierra. Le 9 e léger devait suivrede hauteur en hauteur la berge de droite, le 24 e de ligne laberge gauche, de manière à faire tomber les défenses établiessur les deux flancs de la route. Le 96 e devait marcher encolonne sur la route même. Puis devait venir la cavalerie dela garde, et Napoléon avec son état-major. Les fusiliers de lagarde étaient chargés d’appuyer ce mouvement.

A cette époque de la saison, le temps devenu superbe nedonnait cependant du soleil que vers le milieu de la journée.De six heures à neuf heures du malin un épais brouillardcouvrait le pays, surtout dans sa partie montagneuse; puisaprès cette heure un soleil étincelant procurait à l’armée devraies journées de printemps. Napoléon, faisant attaquerSepulveda à six heures du matin, comptait s’être rendumaître de cette position accessoire à neuf heures, moment oùla colonne qui marchait vers Somo-Sierra serait parvenue ausommet du col. On devait donc, grâce au brouillard, y arri-ver sans être vu, et commencer le feu sur la montagne quandil aurait fini au pied.

Le lendemain 30, la colonne envoyée contre Sepulveda eutà peine le temps de s’y montrer. Les trois mille hommespréposés à sa défense s’enfuirent en désordre, et coururentvers Ségovie se joindre aux autres fuyards du marquis deBelveder.

La colonne qui gravissait les pentes de Somo-Sierra arriva,Combat 3ans £ lre a p er ç U(3) très-près du point que l’ennemi occupaitSomo-Sierra. gn f orce L e brouillard se dissipant tout à coup, les Espagnolsne furent pas peu surpris de se voir attaquer sur les hau-teurs de droite et de gauche, par le 9 e léger et le 24“ deligne. Délogés de poste en poste, ils défendirent assez mall’une et l’autre berge. Mais le gros du rassemblement se trou-vait sur la route même, derrière seize pièces d’artillerie, et