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[Vol. 5.]
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SOMO- S ! ERR-4.

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de l’armée française, et envoyaient des patrouilles de cava-lerie à travers la Manche, jusqu’à la Sierra-Morena. Ils n’avaientplus qu’un pas à faire pour envahir le midi de la Péninsule ;mais auparavant, Napoléon voulait avoir sous sa main lescorps qu’il attendait, soit pour prendre les Anglais à revers,s’ils s’engageaient vers le nord de l’Espagne, soit pour percerdans le midi s’ils se reliraient en Portugal : alternative possible,et à laquelle on pouvait croire d’après les renseignements con-tradictoires fournis par les déserteurs et les prisonniers.

Mais au moment même où s’accomplissaient en Catalogneles heureux événements que nous venons de retracer, lescorps en marche étaient arrivés, et des rapports plus cir-constanciés éclaircissaient la situation. Le maréchal Ney étaitentré à Madrid avec les divisions Marchand et Lagrange(celle-ci devenue Maurice-Mathieu par suite de la blessure dugénéral Lagrange). La division Dessoles, restée pendant quel-ques jours en arrière pour pacifier la province de Guadalaxara,y avait laissé le 35° de ligne avec de l’artillerie et un détache-ment de dragons, et entrait elle-même à Madrid à la suite du6 e corps. Le maréchal Lefebvre, rejoint, comme nous l’avonsdit, par la division polonaise Valence, était descendu par leGuadarrama sur l’Escurial, et avait été envoyé à Talavera,précédé par la cavalerie légère de Lasalle, et par les dragonsde Milhaud. Napoléon avait donc à Madrid les corps de Victor,de Ney, de Lefebvre, la garde impériale et les divisions dedragons Latour-Maubourg, Lahoussaye, Milhaud, représentantenviron 7a mille hommes, capables de marcher immédiate-ment. Il avait par conséquent de quoi frapper où il voudraitun coup décisif. En arrière venaient la division Delabordc,déjà rendue à Burgos, la division Loison qui la suivait, lesdragons de Lorge placés au delà de Burgos, les dragons deMillet en deçà, et enfin le maréchal Soult repassant des As-turies dans le royaume de Léon avec les divisions Merle etMermet, et un détachement de cavalerie. Napoléon attendait

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Dde. 18CJ8.

Forcesdont disposeNapoléonpar l’arrivéede tousles

corps appelésà Madrid.