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LIVRE XXXIII.
Janv. 1809. sur la brèche qui était le plus à droite. L’ennemi, prévoyantqu’on partirait de ce bâtiment pour monter à l’assaut, avaitpratiqué une mine sous l’espace que nos soldats avaient àparcourir. Deux fourneaux éclatent tout à coup avec un fracashorrible, mais heureusement sur les derrières de notre pre-Enièvement mière colonne d’assaut, et sans enlever un seul homme. Lala fi-feche™ c °l° nne se précipite sur la brèche et s’en empare. Mais lors-d«‘droite? qu’elle veut pousser au delà, elle est arrêtée par un feu demousqueterie et de mitraille qui part des maisons situées enarrière, ainsi que de plusieurs batteries dressées à la tête desrues. Ce feu est tel qu’il est impossible d’y tenir, et qu’on estobligé, après avoir eu beaucoup d’hommes hors de combat,notamment le brave Stahl, grièvement blessé, de se bornerà se loger sur la brèche, et à y établir une communication avecl’huilerie qui a servi de point de départ. Les terres remuéespar la mine de l’ennemi contribuent à faciliter ce travail.
À la seconde brèche, ouverte tout près de celle-là, mais unde'ia seconde P eu & gauche, trente-six grenadiers du 44 e , conduits par unà tique vaillant officier nommé Guetteman, s’élancent de leur côté àde droite. i> assautt n s pénètrent malgré une pluie de balles, franchissentla brèche, et se logent dans les maisons voisines du mur. Unecolonne les suit, et on essaie de déboucher de ces maisonsdans les rues voisines. Mais à peine se montre-t-on à uneporte ou à une fenêtre, qu’un effroyable feu de mousqueterie,partant de mille ouvertures, abat ceux qui ont la témérité dese faire voir. Toutefois, on s’empare des maisons contiguësen passant de l’une à l’autre par des percements intérieurs,et on gagne ainsi en appuyant à gauche jusqu’à l’une des prin-cipales rues de la ville, la rue Quemada, qui va droit de l’en-ceinte au Cosso. Mais la mitraille des barricades ne permetpas de s’y avancer. A cette seconde brèche, quoique plus heu-reux qu’à la première, il faut s’en tenir à une douzaine demaisons conquises.
Au centre, l’action n’est pas moins vive. Des voltigeurs de