Band 
[Vol. 5.]
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I

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Janv. isoy. cessivement à la conquête des gros édilices, qu’il importaitd’occuper. Quand on entrait dans une maison, soit par l’ou-verture (jue les Espagnols y avaient pratiquée, soit par celleque nous y pratiquions nous-mêmes, on courait sur les défen-seurs à la baïonnette, on les passait par les armes si on pou-vait les atteindre, ou bien on se bornait à les expulser. Maissouvent on laissait derrière soi, au fond des caves ou au hautdes greniers, des obstinés restés dans les maisons dont un oudeux étages étaient déjà conquis. On se mêlait ainsi les unsles autres, et on avait sous ses pieds ou sur sa tête, tirant àtravers les planchers, des combattants qui, habitués à ce genrede guerre, familiarisés avec la nature de périls qu’il présentait,y déployaient une intelligence et un courage qu’on ne leuravait jamais vus en plaine. Nos soldats, braves en toute espècede combat, mais voulant abréger la lutte, employaient alorsdivers moyens. Ils roulaient des bombes dans les maisons dontils avaient conquis le milieu; quelquefois ils y plaçaient dessacs à poudre, et faisaient sauter les toits avec les défenseursqui les occupaient; ou bien ils employaient la mine, et ilsrenversaient alors le bâtiment tout entier. Mais quand ils avaientainsi trop détruit, il leur fallait marcher à découvert sous lescoups de fusil. Une expérience de quelques jours leur appritbientôt à né pas charger la mine avec excès, et à ne produireque le ravage nécessaire pour s’ouvrir une brèche.

On chemina de la sorte dans celte rue, Santa-Engracia,jusqu’au couvent des Filles-de-Jérusalem, dans lequel onchercha à s’introduire par la mine. Nos mineurs ne tardèrentpas à s’apercevoir de la présence du mineur ennemi, quis’avançait vers eux afin de les prévenir. On le devança enchargeant nos fourneaux avant lui, et on ensevelit les Espagnolsdans leur mine. Une brèche ayant été pratiquée au couventdes Filles-de-Jérusalem, on y entra à la baïonnette, en tuantbeaucoup d’hommes, et en recueillant un certain nombre deprisonniers. De ce couvent on pénétra dans l’hôpital des Fous,