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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXIV.

Janv. 1609,

Compositiondes forcesdestinées àopéreren Italie.

d’abord trois mille, puis six, et jusqu’à douze mille dragons,dès que la conscription aurait fourni le personnel nécessaire.Il pouvait en conséquence compter avant deux mois sur 13ou 14 mille cuirassiers, dur 14 mille hussards et chasseurs,sur 3 mille dragons, presque tous vieux soldats, c’est-à-diresur 30 mille hommes de cavalerie. Avec 130 mille hommesd’infanterie, 30 mille de cavalerie, 20 mille d’artillerie, 5 millede la division Dupas, 15 ou 20 mille de la garde, il se pro-mettait de réunir 200 mille Français en Allemagne, lesquels,avec 100 mille Allemands et Polonais auxiliaires, devaient luiassurer 300 mille combattants sur le Danube. Le même sy-stème de formation allait lui en procurer 100 mille en Italie.

Napoléon avait en Italie douze régiments d’infanterie dontla formation à quatre bataillons était presque achevée, et dontla formation à cinq était commencée. Ils étaient partagés enquatre divisions de trois régiments, et de 9 à 10 mille hommeschacune, en y comprenant l’artillerie. La première de cesdivisions était à Udine, la seconde à Trévise, la troisième àMantoue, la quatrième à Bologne. On avait rappelé de l’arméede Dalmatie les troisièmes bataillons des huit régiments com-posant cette armée, en versant les hommes valides dans lesdeux premiers bataillons, et en ne ramenant que le cadre dutroisième, ce qui n’avait pas sensiblement affaibli la forceeffective préposée à la garde de cette province éloignée. Aumoyen de ces huit cadres de troisièmes bataillons, et de lacréation de huit autres résultant de la nouvelle organisation,on avait réuni seize bataillons d’infanterie, qui formaient àPadoue une cinquième division forte de 12 mille hommes aumoins. Le repos dont jouissait l’armée d’Italie, et le soin queNapoléon avait mis à lui assurer sa part dans chaque con-scription , avaient été cause que les nouvelles formations yétaient plus avancées qu’ailleurs. Enfin avec quelques troisièmeset quatrièmes bataillons de l’armée de Naples, et deux régi-ments entiers tirés de Naples même, on avait composé une belle