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[Vol. 6.]
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RATISBONNE.

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que Napoléon avait des armées, et l’inépuisable fécondité de Mars iæ9.son génie organisateur. En outre il disposa tout pour fairevenir en poste la vieille garde de Bayonne à Paris, de Parisà Strasbourg.

Il n’avait adressé qu’un avis aux princes de la Confédéra- R e „nion des

. i • » . , * ... . . , contingents de

Uon du Rhin. A partir du 2 mars il leur intima des ordres, la confédération

du Rhin.

comme chef de cette Confédération. Il demanda à la Bavière40 mille hommes, afin d’en avoir 30 mille, qu’il plaça sous lecommandement du vieux maréchal Lefebvre, qui savait l’alle-mand, et qui au feu était toujours digne de la grande armée.

Le roi de Bavière aurait désiré que son fils 1 commandât lestroupes bavaroises, Napoléon ne le voulut pas. — Il faut, luidit-il, que votre armée se batte sérieusement dans cette cam-pagne, car il s’agit de conserver et d’étendre même lesagrandissements que la Bavière a reçus. Votre fils, quand ilaura fait avec nous six ou sept campagnes, pourra comman-der. En attendant, qu’il vienne à mon état-major; il y seraaccueilli avec tous les égards qui lui sont dus, et il y appren-dra notre métier. — Par transaction, Napoléon accorda à cejeune prince le commandement de l’une des divisions bava-roises. Napoléon fixa Munich, Landshut, Straubing, commepoints de rassemblement de ces trois divisions, assez enarrière del’Innpour qu’elles ne fussent pas surprises par lesAutrichiens, assez en avant du Lech et du Danube pour cou-vrir nos rassemblements. (Voir la carte n° 14.) Il demandaau roi de Wurtemberg 12 mille hommes, qui devaient seréunir à Neresheim et servir sous les ordres du général Van-damme, au choix duquel le roi de Wurtemberg résistait, maisque Napoléon lui imposa en écrivant ces propres paroles : —

Je connais les défauts du général Vandamme, mais c’est unvéritable homme de guerre, et dans ce difficile métier il faut

1 Celui que nous avons vu roi de nos jours, et amené par les événe-ments à abdiquer la couronne pour se vouer au culte des arts, auxquels il arendu dans son pays de grands services.