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LIVRE XXXIV.
Avril I809. hommes, dont 100 mille Français, et environ 40 à 50 milleAllemands. La garde impériale n’était pas encore rendue surles lieux : les renforts présentaient sur les routes de la Souabeet de Wurtemberg de longues colonnes d’hommes, de che-vaux et de matériel.
Embarras du Le major général Berthier était resté long-temps à Stras-
major général
Berthier bours pour veiller à i’orsanisation de l’armée, ne croyant
sur les lieux. p as q Ue ] e moment fût venu de la faire entrer en action. Le11 avril, averti à Strasbourg de la marche des Autrichiensvers l’Inn, il était parti pour se rendre sur les bords du Da-nube, et était arrivé le 13 au matin à Gmünd, le 13 au soirà Donauwerth. En route, au milieu des nouvelles contradic-toires qu’il recevait, il avait donné des ordres souvent con-traires, s’appliquant toujours à ramener les événements auplan de Napoléon, qui consistait, comme nous l’avons dit, àréunir d’abord l’armée sur Ratisbonne si on en avait le temps,ou sur Donauwerth si les hostilités commençaient plus tôtqu’on ne l’avait supposé. Parvenu Je soir à Donamverth, lemajor général avait appris que le maréchal Davout occupaitRatisbonne, que le maréchal Masséna et le général Oudinotétaient à Augsbourg, que les Autrichiens avaient marché len-tement, que le plan de Napoléon par conséquent était tou-jours exécutable, et alors plaçant sous les ordres du maré-chal Davout tout ce qui était autour de Ratisbonne, sous ceuxdu maréchal Masséna tout ce qui était autour d’Augsbourg, ilavait cru devoir opérer la concentration de l’armée sur Ratis-bonne, et il avait ordonné au général Oudinot de s’y ache-miner. Mais recevant tout à coup le 1 i une dépêche de Paris,dépêche fort ambiguë, dans laquelle Napoléon, prévoyant lemouvement anticipé des Autrichiens, lui recommandait detout réunir à Augsbourg, en laissant toutefois le maréchalDavout sur Ratisbonne avec une partie de ses forces, il con-tremanda le mouvement prescrit au général Oudinot, et ildemeura en présence de l’ennemi jusqu’au 17, avec l’armée