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L1VRK XXXIV.
Résultatsde la batailled’Abensberg.
Avril 1809. teck. De ce côté les Autrichiens avaient perdu environ 3mille hommes en morts ou prisonniers, les Bavarois et lesWurtembergeois environ un millier.
Cette journée du 20, que Napoléon a qualifiée de batailled’Abensberg, quoiqu’elle eût été beaucoup moins disputéeque celle du 19, avait coûté aux Autrichiens, en comptantles pertes essuyées dans les deux directions, environ 7 ou 8mille hommes, ce qui faisait déjà 13 ou 14 mille pour lesdeux journées. Mais elle avait comme manœuvre une immenseimportance, et décidait du sort de cette première partie dela campagne, car elle séparait l’archiduc Charles de sa gauche,en rejetant celle-ci sur l’Isar, tandis que lui-méme allait êtreacculé sur le Danube vers Ratisbonne. Envisagée sous ce, rapport, elle méritait tous les titres qu’on pouvait lui décerner.
Napoléon, arrivé le soir à Rottenbourg, était dans l’ivresse dela joie. Il voyait son adversaire rejeté sur l’Isar dès le débutRésolution prise des opérations, et les Autrichiens démoralisés comme lesSê r «egortet 0 i Prussiens après Iéna. Il ne savait pas clairement encore toutenlever à î archi- ce que la fortune lui réservait, car il n’avait pu discerner dansligned’opeVation. les réponses des prisonniers interrogés où étaient les diversarchiducs : mais supposant que l’archiduc Charles pouvaitêtre devant lui sur la route de Landshut, il résolut de mar-cher sur Landshut même, pour le surprendre au passage del’Isar, et l’y accabler, si Masséna dirigé sur ce point arrivaità temps. II se décida donc à s’y porter le lendemain 21, età y pousser les Autrichiens à outrance. De ce qu’il avait vudans la journée, il devait être induit à conclure que tout s’en-fuyait vers l’Isar, et que le maréchal Davout, devenu sonpivot de gauche, n’aurait qu’à marcher devant lui pour ra-masser des débris. Dans cette croyance il lui enjoignit de re-fouler les quelques troupes qu’il supposait placées devantTengen, de manière à suivre le mouvement de toute la lignefrançaise sur l’Isar, sauf à se rabattre ultérieurement sur Ra-tisbonne pour écraser Bellegarde, lorsqu’on en aurait fini avec