Band 
[Vol. 6.]
Seite
121
JPEG-Download
 

RATISBONNE.

121

nemi, tandis que nos hussards chargeaient sa cavalerie légère AvOn força les Autrichiens de rétrograder, et bientôt une bat-terie attelée, amenée au galop, les couvrit de mitraille, et lesobligea de se retirer en toute hâte. Les corps de Rosenberget de Hohenzollern, craignant d’avoir affaire à une partie con-sidérable de l’armée de française, crurent devoir se replierimmédiatement, pour ne perdre ni le temps, ni le moyend’occuper les postes qui leur étaient désignés sur la chausséede Landshut à Ratisbonne, à droite et à gauche d’Eckmühl.Nos deux divisions s’avancèrent donc, celle de Saint-Hilaireà droite côtoyant les bords de la grosse Laber, celle de Friantà gauche longeant le pied des hauteurs boisées qui formentl’un des côtés de la vallée. La division Friant, en longeantces hauteurs remplies des tirailleurs de Rosenberg, avaitbeaucoup plus de peine que la division Saint-Hilaire en par-courant le vallon ouvert de la grosse Laber. Le général Friantvoulant se débarrasser de ces tirailleurs, fit sortir des régi-ments une masse considérable de voltigeurs, lesquels, con-duits par le brave capitaine du génie Henratz, délogèrent lesAutrichiens et firent évacuer les bois qui menaçaient notregauche. On continua de marchar ainsi, Friant le long descoteaux, Saint-Hilaire au bord de la rivière. En avançant,deux villages se présentèrent, celui de Pâring au pied des ro-chers, celui de Schierliug au bord de l’eau. Il fallait les em-porter l’un et l’autre. Tandis que nos tirailleurs pénétraient dansles bois, le général Friant poussa le 48 e sur le village de Pâring.Au momeut où il donnait ses ordres avec sa résolution et sonhabileté accoutumées, ayant à ses côtés le maréchal Davout, unboulet renversa son cheval. Remonté aussitôt sur un autre, ilfit enlever sous ses youx le village de Pâring à la baïonnette,et y recueillit 400 prisonniers. Au même instant le général Saint-Hilaire ,' dirigeant une semblable attaque sur le village deSchierling, le fit enlever avec une égale vigueur, et y prit aussiquelques centaines d’hommes. On aperçut alors les Bavarois,