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LIVRE XXXIV.

Avril 1809.

Batailled’Eckmülil,livréele 2*2 avril

1809.

Préparatifs desdeux armées.

ling, puis sur la chaussée d’Eckmühl, et enfin dans la plainede Ratisbonne, que l’action devait se passer.

Jusqu’à huit heures un épais brouillard enveloppa ce champde bataille, de l’aspect le plus agreste, et où allait couler lesang de tant de milliers d’hommes. Dès que le brouillarddisparut, on se prépara de part et d’autre, les uns à la dé-fense, les autres à l’attaque. Le maréchal Davout disposa verssa gauche la division Friant pour la diriger sur les sommetsboisés auxquels s’appuyaient les deux villages d’Ober etd’Unter-Leuchling, vers sa droite la division Saint-Hilairepour attaquer de front les deux villages que les Autrichiensoccupaient en force. Plus à droite et plus bas, sur le bord dela grosse Laber, il avait rangé les cavaleries bavaroise etwurtembergeoise, et en arrière les divisions de cuirassiersfrançais qui étaient déjà arrivées. Les Autrichiens de leurcôté s’établissaient de leur mieux ^ur les hauteurs qu’ilsavaient à défendre. Le prince de Rosenberg avait fait barri-cader le village d’Unter-Leuchling, le plus menacé des deux,placé une partie de ses forces dans l’intérieur de ces deuxvillages, et le reste au-dessus sur un plateau boisé qui lesdominait. Pour se relier avec la chaussée d’Eckmühl, quipassait derrière lui, il avait déployé sur un coteau le régimentde Czartoryski, avec beaucoup d’artillerie, de manière à la-bourer de ses boulets toute la vallée par laquelle devaient seprésenter les Français. La brigade Biber, du corps de Hohen-zollern, était en masse profonde de long de la chaussée au-dessus d’Eckmühl, tandis que Wukassovich occupait avecplusieurs détachements l’autre rive de la grosse Laber, atten-dant les Français qui venaient de Landshut. Avant midi pasun coup de fusil ou de canon ne troubla les airs. On discer-nait seulement de nombreux mouvements d’hommes et dechevaux, et sur ces coteaux couverts de bois, au milieu deces prairies humides et verdoyantes, on voyait se dessineren longues lignes blanches les masses de l’armée autrichienne.