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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXV.

Avril 1809.

Premières«pirations enItalie.

Le centre des Autrichiens, attaqué, avec cent bouches à feu et deux divi-sions de l’armée d’Italie sous le général Macdonald, est enfoncé. — Enlè-vement du plateau de Wagram par le maréchal Davout. — Pertes pres-que égales des deux cotés, mais résultats décisifs en faveur des Français.

— Retraite décousue des Autrichiens.— Poursuite jusqu’à Znaïm et com-bat sous les murs de cette ville. — Les Autrichiens ne pouvant continnerla guerre, demandent une suspension d’armes. — Armistice de Znaïm etouverture à Altenbourg de négociations pour la paix. — Nouveaux pré-paratifs militaires de Napoléon pour appuyer les négociations d’Altenbourg.

— Beau campement de ses armées au centre de la monarchie autrichienne.

— Caractère de la campagne de 1809.

Les Autrichiens avaient eu l’intention d’assaillir les arméesfrançaises dispersées des bords de la Vistule aux bords duTage, et malgré leurs lenteurs ordinaires ils auraient réussipeut-être, si Napoléon, arrivant à Pimproviste, n’avait déjouépar sa présence, sa promptitude et sa vigueur ce dangereuxprojet de surprise. En cinq jours de combat il avait frappéleur pricipal rassemblement, et en avait rejeté les fragmentsdésunis sur les deux rives du Danube. Mais s’il avait supplééà tout ce qui manquait encore à ses armées par son activité,son énergie, son coup d’œil supérieur, il ne pouvait en êtreainsi là où il ne se trouvait pas, et il ne se trouvait ni en Italie,où marchait l’archiduc Jean avec les huitième et neuvièmecorps, ni en Pologne, où marchait l’archiduc Ferdinand avecle septième.

En Italie le début de la campagne n’avait pas été heureux,et ce début aurait certainement exercé une fâcheuse influencesur l’ensemble des événements, si nos succès avaient étémoins grands entre Landshut et Ratisbonne. Là, en effet,l’esprit téméraire et inconséquent de l’archiduc Jean opposéà l’esprit sage mais inexpérimenté du prince Eugène, avaittriomphé un moment de la bravoure de nos soldats. L’archi-duc Jean, suivant la coutume de ceux qui commandent dansune contrée, aurait voulu tout y attirer, et convertir l’Italieen théâtre principal de la guerre. Mais comme il ne pouvaitpas faire que le Danube cessât d’être pour Napoléon la route