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LIVRE XXXV.
Mai 1800 . tier général. II ne restait plus qu’une journée pour arri-ver à Krems, où se trouve le pont de Mautern, le dernierpar lequel l’archiduc Charles pût se réunir au général Ililleret à l’archiduc Louis. On était déjà certain d’y parvenirsans obstacle, car rien n’annonçait la présence d’une grandearmée devant soi. Le 8 notre avant - garde se porta à Saint-Polten, position importante et très - connue sur les flancsdu Kahlenberg, qui est un contre-fort des Alpes, pro-jeté jusqu’au Danube, et derrière lequel est situé Vienne.
'\7ée e 'fran L v.ii5e (^°* r ^ es cartes n os 14 et 32.) C’est là qu’aurait dû se for-saiifcïüfien. mer I e grand rassemblement des Autrichiens, si les ar-chiducs avaient eu le temps de se rejoindre, car à Saint-Polten se trouvent, à l’abri d’une excellente position mili-taire, la réunion des routes de Bohême, d’Italie, de Hauteet Basse - Autriche, et enfin le débouché sur Vienne, quipasse à travers les gorges du Kahlenberg. Mais on n’aper-cevait que des arrière-gardes en retraite, les unes à notregauche se repliant vers le pont de Krems pour se mettre àcouvert derrière le Danube, les autres devant nous se re-pliant à travers le Kahlenberg sur Vienne. Il était doncévident qu’on ne rencontrerait pas une grande bataille àlivrer en avant de la capitale, et qu’on n’aurait plus qu’àbraver les difficultés d’une attaque de vive force, si Vienneétait défendue. Ces difficultés pouvaient à la vérité deve-nir fort embarrassantes, si l’archiduc Charles continuant àdescendre le Danube par la rive gauche, arrivait avant nousà la hauteur de Vienne, y franchissait le Danube par le pontdu Thabor, et venait nous offrir la bataille adossé à cettegrande ville. Heureusement ce qui s’était passé ne le faisaitguère craindre.
Mardi* des gé- E n effet l’archiduc Charles avant perdu au moins deux
chienssurKrems. j ours à ’Cham, quelques autres jours encore sur la routede Cham à Budweis, par le désir, il est vrai, de rallier l’ar-mée et de la renforcer, n’avait atteint que le 3 mai au ma