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LIVRE XXXV.
Mai 1800.
Dispositionsordonnées parNapoléon pours’approcher deVienne.
dans cette capitale, l’effet matériel de l’occupation de ce granddépôt, arrêta toutes les dispositions nécessaires pour y arri-ver immédiatement. De l’abbaye de Mülk où sc trouvait sonquartier général, il ordonna les mesures suivantes.
Ce n’était pas avec de la cavalerie qu’on pouvait prendreVienne, et il fallait par conséquent y amener de l’infanterie.Le maréchal Lannes dut y marcher dès le 9 mai avec l’in-fanterie des généraux Oudinot et Demont. Le maréchalMasséna dut les suivre immédiatement, tandis que le grosde la cavalerie longerait le Danube, pour en observer lesbords, déjouer toute tentative de passage de la part de l’enne-mi , et se garder enfin contre la masse de troupes réunie surl’autre rive. La cavalerie légère fut répandue entre Mautern,Tulln, KIosterneubourg, conformément aux sinuosités du fleuveautour du pied du Kahlenberg. Les cuirassiers furent can-tonnés en arrière entre Saint-Polten et Sieghardskirchen. Cesprécautions prises à notre gauche, le général Bruyère à notredroite dut avec sa cavalerie légère, et un millier d’hommesde l’infanterie allemande, remonter par Lilienfeld sur la routed’Italie, pour désarmer les montagnes de la Styrie, et veillersur les mouvements de l’archiduc Jean. Napoléon suivitLannes et Masséna, avec la garde et une partie des cuirassiers.Le maréchal Davout, déjà rendu de Passau à Lintz, eut ordre,de se transporter de Lintz àMôlk, deMôlk à Saint-Polten, afinde résister devant Krems aux tentatives de passage qui pour-raient être essayées sur nos derrières, ou bien de marchersur Vienne, si nous avions une grande bataille à livrer sousles murs de cette capitale. Pourtant comme Passau et Lintzimportaient presque autant que Krems, le général Dupas dutrester à Passau, en attendant l’arrivée du maréchal Berna-dotte, et le général Vandamme, avec les Wurtembergeois,fut chargé de garder Lintz. Napoléon prit en même tempsles plus grands soins pour l’arrivée de ses convois par le Da-nube. Il leur ménagea partout, sur la rive que nous occu-