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LIVRE XXXV.
Mai 18».
Aspern qui allaitêtre enlevé, enfaisant unecharge à la tètede Ta divisionLegrand.
Nouvellescharges de cava-lerie ordonnéespar Lannes surle centre del’ennemi.
accabler dans Aspern les 7 mille hommes de la division Mo-litor. Cette division, dont la moitié est déjà hors de combat,ne se soutient que par l’héroïsme des colonels Petit et Marin,et du général Molitor lui-même, qui donnant sans cessel’exemple à leurs soldats, se montrent à la tête de toutes lesattaques. Enfin le général Vacquant, bien secondé, parvientà pénétrer dans Aspern, et à s’en emparer presque entière-ment, après une lutte de cinq heures. Le général Molitor vaêtre rejeté de l’intérieur de ce village, si précieux à conser-ver, car si on le perd, on est refoulé sur le pont du petitbras, et peut-être jeté dans le Danube. Heureusement que legrand pont rétabli a permis à une brigade des cuirassiers deNansouty, celle de Saint-Germain, de passer vers la fin dujour, ainsi qu’à la division d’infanterie Carra Saint-Cyr, laquatrième de Masséna. 11 reste donc des ressources pourparer aux accidents imprévus, et Masséna peut disposer de ladivision Legrand qu’il avait rangée derrière Aspern en qualitéde réserve. 11 place Carra Saint-Cyr en arrière aveef ordrede veiller au pont, et à la tête de la division Legrand il entredans Aspern. L’héroïque Legrand suivi du 26 e d’infanterielégère et du 18 e de ligne, ces mêmes régiments avec les-quels il avait enlevé Ébersberg, vient au secours de Molitorépuisé, traverse au pas de charge la grande rue d’Aspern,refoule les troupes de Bellegarde à l’autre extrémité du vil-lage , et oblige le général Vacquant à s’enfermer dans l’église.Au centre, Lannes, voulant encore dégager le milieu de laligne, ordonne de nouvelles charges à Bessières. La divisionEspagne a perdu un quart de son effectif; mais Nansouty,avec la brigade des cuirassiers Saint-Germain, prend la placedes cuirassiers Espagne, charge vigoureusement l’infanterieautrichienne, et prolonge la résistance, qui n’est possible surce point qu’avec de la cavalerie. On renverse de nouveaul’infanterie des Autrichiens, mais on attire encore leur cava-lerie, qui se jette sur nos cuirassiers, et Marulaz, remplaçant