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LIVRE XXXV.
Mai 1809.
Mouvementoffensif de Lan-nes sur le centredes Autrichiens.
sur l’église et le cimetière, et en expulsèrent les Autrichiens.De son côté, la division Molitor, placée dans l’ilot à gauche,et couverte par des abatis, tuait à coups de fusil tous les ti-railleurs autrichiens assez hardis pour se montrer à portée desa mousqueterie.
Le moment était venu d’exécuter le mouvement offensifprojeté sur le centre des Autrichiens, car tandis que les gé-néraux Hiller et Bellegarde étaient repoussés d’Aspern, Rosen-berg, toujours formé en deux colonnes, était tenu à distanced’Essling par les feux de la division Boudet, et au milieu dudemi-cercle de l’armée autrichienne on ne voyait que le corpsde Hohenzollern faiblement lié à celui de Rosenberg par lacavalerie de Lichtenstein, et appuyé de très-loin par la ré-serve de grenadiers. II était douteux que le centre des Au-trichiens pût résister à une masse de vingt mille fantassins etde six mille cavaliers, que Lannes allait jeter sur lui.
Lannes, en effet, au signal donné par Napoléon, s’ébranlepour exécuter l’attaque dont il est chargé. Laissant Boudetdans Essling, il s’avance, la droite en tête, sur le centre desAutrichiens. C’est la division Saint-Hilaire qui marche lapremière, rangée en colonnes serrées par régiment, dispo-sition qui donne prise au boulet, mais qui présente une soli-dité à l’abri de tous les chocs. Plus à gauche, et un peu enarrière, les deux divisions Claparède et Tharreau s’avancentensuite dans le même ordre, en présentant des échelons succes-sifs. Plus à gauche encore et plus en arrière, la cavalerie formele dernier de ces échelons dirigés, sur le centre de l’ennemi.
Lannes les met en mouvement avec cette vigueur qu’il ap-porte dans toutes ses attaques. Le 57 e de ligne de la divisionSaint-Hilaire, régiment redoutable entre tous, placé à notreextrême droite, marche au pas de charge sous la mitraille etla fusillade, et oblige l’infanterie autrichienne à plier. Toutela division appuie le 57 e , et à mesure que les autres régimentsformés en autant de colonnes serrées arrivent à portée de l’en-