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LIVRE XXXV.
Mai 1800 . rejoindre, le prince Eugène, pressé de se réunir à Napoléonsous Vienne, avait marché sur Léoben, en suivant la granderoute qui du Frioul débouche par la Carinthie et la Styrie surDéfaite du gêné- la Basse-Autriche. (Voir la carte n° 31.) Le général Jella-dans ia tentative c hich, se conformant aux ordres qu’il avait reçus, avait quittér Tuc d jean“en hi I e Tyrol en toute hâte, et avait essayé de se glisser à traversstJTI *' l’armée française d’Italie, en se cachant dans les gorges desmontagnes, pour épier l’occasion favorable. Menant 9 millehommes avec lui, il pouvait passer sur le corps d’une avant-garde, ou d’une arrière-garde, et descendre ensuite sur Griitz.Il parvint ainsi le 25 mai, trois jours après la bataille d’Ess-ling, à la position de Saint-Michel, en avant de Léoben, tan-dis que le prince Eugène se trouvait un peu à droite du côtéde Grâtz, où il s’était porté pour observer la marche de l’ar-chiduc Jean vers la Hongrie. Les patrouilles de cavalerie eu-rent bientôt appris aux uns et aux autres la rencontre qu’ilsvenaient de faire, et Jeliachich, séparé de l’archiduc Jean parle prince Eugène, n’eut aucun moyen d’éviter le combat. Il, prit position sur les hauteurs de Saint-Michel près de Léoben,
se flattant, grâce aux lieux, de résister à des forces infinimentsupérieures. Mais l’armée du prince Eugène, qui après avoirdétaché le général Macdonald n’était pas de moins de trente-deux à trente-trois mille hommes, qui était d’ailleurs en veinede succès et de témérités heureuses, ne pouvait guère s’ar-rêter devant un corps trois fois moins nombreux qu’elle. Ilfallait franchir une rivière, puis gravir des montagnes pouraborder les 9 mille hommes de Jeliachich. Tout cela fut exé-cuté avec une hardiesse extraordinaire, malgré la fussilladeet la mitraille, et Jeliachich enfoncé perdit en quelques heu-res environ 2 mille morts ou blessés, et 4 mille prisonniers.Il eut beaucoup de peine, en se dispersant dans tous les sens,et à la faveur d’un pays tout dévoué à l’Autriche, à sauvertrois mille hommes qu’il conduisit vers Grâtz à l’archiduc Jean.
Il y avait bien moins de chances encore pour la jonction du