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LIVRE XXXV.
.Juillet 1809.
la suite du pas-sage exécute parla division Le-grand.
L'archiduc Char-les fait tirer surnie de Lobau,espérant quel’accumulation
duc Charles, déjà tenu en éveil par cette accumulation, pritl’alarme en entendant la canonnade provoquée par la divisionLegrand, et mit ses troupes en mouvement dans la persuasionque le passage allait recommencer sur le même point. Déjàune avant-garde sous le général Nordmann occupait Enzers-dorf, la plaine à droite de l’ile, la petite redoute de la Maison-Blanche, et les bois situés au confluent des deux bras du Da-nube. Tandis que ce point le plus menacé était gardé parune simple avant-garde, le général Klenau, avec le sixièmecorps tout entier, occupait les ouvrages entre Aspern et Ess-ling, devant lesquels on supposait que l’armée française seprésenterait de nouveau pour combattre. L’archiduc Charlesdescendit des hauteurs de Wagram dans la plaine du March-feld, avec les corps de Bellegarde, Hohenzollern, Rosenberg(les 1 er , 2 e , 4 e ), pour appuyer Nordmann et Klenau. Il fitdescendre aussi du demi-cercle de hauteurs qui formait sadroite de Wagram au Danube, le corps de Kollovrath (le 3 e ),laissant en position le prince de Reuss à Stamersdorf, vis-à-vis de Vienne, afin d’observer si les Français ne tenteraientrien de ce côté. La double réserve d’infanterie et de cavalerieresta en arrière, aux environs de Gerarsdorf. Il demeuraainsi en position le 1 er et le 2 juillet, puis ne voyant point pa-raître les Français, imaginant que le passage ne serait pasimmédiat, et répugnant à tenir dans cette plaine, au milieud’une chaleur étouffante, son armée exposée à toutes les pri-vations , il la ramena sur les hauteurs où elle était habituée àcamper. Il maintint l’avant-garde de Nordmann entre Enzers-dorf et la Maison-Blanche, le corps de Klenau dans lesouvrages d’Essling et d’Aspern, attendant une démonstrationplus sérieuse, pour descendre de nouveau dans la plaine, etlivrer bataille.
Le 3 juillet Napoléon ne fit rien que préparer définitivement,et secrètement, derrière le rideau des bois, le matériel depassage, et attendre les troupes qui ne cessaient de franchir