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LIVRE XXXV.
Juillet 1809. de ces aveugles projectiles qui traversent l’espace. Enfin arri-Batterie de cent vent au galop, et en faisant trembler la terre, les soixante
bouches à feu *
dirigée sur le bouches a feu de la sarde. suivies de quarante bouches a feu
centre des Awtri-
chiens. françaises et bavaroises. L’illustre Drouot, sur une indicationde l’Empereur, se pose en jalon, et les cent pièces de canon qu’ildirige viennent s’aligner sur son épée. En un instant commencela plus affreuse canonnade qui ait signalé nos longues guerres.La ligne autrichienne présente de Wagram à Aderklaa, d’Ader-klaa à Süssenbrunn (voir la carte n° 49), un angle ouvert,dont les deux côtés sont formés par Bellegarde d’une part,par les grenadiers et les cuirassiers de l’autre. Les cent bou-ches à feu de Lauriston tirant incessament sur celte doubleligne, la criblent de boulets, et démontent bientôt l’artillerieennemie. Napoléon regarde à la lunette l’effet de cette batte-rie formidable, et s’applaudit de la justesse de ses concep-tions. Mais il ne suffit pas de l’artillerie pour briser le centrede l’armée autrichienne, il faut des baïonnettes, et il demandeavec un redoublement d’impatience celles de l’armée d’Italie,Marche de Mac- accourent au pas accéléré. L’intrépide Macdonald, ré-
donald contre le n r 1 1
C aûtrh-hi'enn«f e cemmcnt tire de la disgrâce, marche à la tète de son corps,étonnant ceux qui ne le connaissent point encore par son cos-tume d’ancien général de la République, et s’apprêtant à lesétonner bien davantage par sa manière de se comporter aufeu. Il déploie sur une seule ligne une partie de la divisionBroussier, et une brigade de la division Seras. Il range encolonne serrée sur les ailes de cette ligne, à gauche le restede la division Broussier, à droite la division Lamarque, etprésente ainsi à l’ennemi un carré long, qu’il ferme avec lesvingt-quatre escadrons des cuirassiers Nansouty. Napoléonvoulant lui donner un appui, place sur ses derrières, sous legénéral Refile, les fusiliers et les tirailleurs de la garde impé-riale, au nombre de huit bataillons. 11 y ajoute la ca-valerie de la garde pour fondre au moment opportunsur l’infanterie ennemie, puis il attend, les yeux fixés