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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXV.

Juillet 1809.

Le mouvementoffensif des Au-trichiens défini-tivement arrêté.

Davout attaqueles hauteurs deNeusiedel, lesenlève, et déci-de ainsi du sortde la bataille.

de notre ligne. L’archiduc, désespérant de nous refouler versle Danube, commence à se décourager, et se dédommage enprodiguant sa vie au milieu du feu. Ses troupes évacuent peuà peu Aderklaa d’un côté, Süssenbrunn de l’autre.

En ce moment le grave danger qui menaçait l’armée estconjuré. Masséna, se dirigeant en colonne sur le Danube, etrecevant le feu de l’ennemi en flanc, est arrivé près dufleuve, vers Aspern, a fait front à droite, et précédé de sacavalerie a repris l’offensive contre Kollovrath et Klenau. Bou-det s’est remis en ligne, et tous, marchant en avant, ramènentles Autrichiens sur Breitenlée et sur Hirschstatten. En têtede leur infanterie, Lasalle et Marulaz exécutent des chargesbrillantes; mais Lasalle, atteint d’une balle, termine sa glo-rieuse carrière en voyant fuir l’ennemi.

Ainsi le centre de l’archiduc ébranlé par cent bouches àfeu, arrêté par Macdonald, bat en retraite. Sa droite suit cemouvement rétrograde. Si le maréchal Davout, comme il ena reçu l’ordre, enlève à la gauche des Autrichiens la positionde Neusiedel, c’en est fait d’eux. Cette position enlevée, laligne des hauteurs de Neusiedel à Wagram ne peut plus tenir,et l’archiduc Charles, privé de ce dernier appui, va êtrecoupé de la route de Hongrie, séparé de l’archiduc Jean, etrejeté en Bohême. Aussi Napoléon, rassuré sur son centre etsa gauche, a-t-il l’œil toujours tourné sur sa droite, vers latour carrée qui domine le village de Neusiedel. Il n’attendque le progrès des feux de ce côté pour lancer le corps d’Ou-dinot sur Wagram. 11 lui reste, dans le cas où surviendraitl’archiduc Jean, une moitié de l’armée d’Italie, le corps deMarmont, la vieille garde, les Bavarois. Il a donc, quoi qu’ilarrive, des ressources pour parer à toutes les chances decette journée.

La confiance que Napoléon à mise dans le maréchal Davoutest ici, comme toujours, pleinement justifiée. Les générauxMontbrun et Grouchy, l’un avec la cavalerie légère, l’autre