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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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plateau, venant se joindre à la division Gudin par leur droite.L’élan devient alors général. On refoule partout la ligne au-trichienne, et en ce moment la division Gudin s’alignant surcelles de Friant et de Morand, on voit le corps entier deDavoutne plus former qu’une longue ligne oblique, qui balaye danstoute son étendue le plateau de Wagram. (Voir la carte n° 48.)

La division Tharreau du corps d’Oudinot se dirige surWagram, charge à la baïonnette plusieurs bataillons, en prenddeux, enlève le village, et y recueille de nombreux prison-niers. La division Frère (seconde d’Oudinot) passe à droitedu village. La division Grandjean, autrefois Saint-Hilaire,suit ce mouvement, repousse l’infanterie autrichienne, et l’a-borde vivement dès qu’elle essaye de résister. Le 10 e d’in-fanterie légère se jette sur un bataillon qui s’était formé encarré, et le fait prisonnier. Napoléon voyant l’armée autri-chienne partout en retraite et notre ligne s’étendre, s’affaiblirmême en quelques points, à mesure qu’elle s’avance, envoiedes secours là où ils sont nésessaires, et en particulier au gé-néral Macdonald, qui se trouve isolé de Masséna à gauche,de Bernadotte au centre. Il dirige vers lui l’infanterie bava-roise du général de Wrède et la cavalerie de la garde. Mac-donald, en s’approchant de Silssenbrunn, rencontre de l’in-fanterie ennemie qui tient encore. II emporte ce village, etfaisant charger par sa cavalerie légère, enlève d’un seul coupquatre à cinq mille prisonniers.

Sur un front de trois à quatre lieues, à l’extrême gauchedevant Masséna, au centre devant Macdonald, à droite devantOudinot et Davout, l’armée autrichienne ne pouvant tenir nullepart, se retire en flottant sous la poursuite plus ou moins vivedes Français. II est trois heures : notre gauche a refouléKIenausur Jedlersdorf, Kollovrath sur Gerarsdorf; notre centre apoussé Bellegarde sur Helmhof, notre droite a rejeté Hohen-zollern et Rosenberg sur Bockflüss. L’archiduc Charles crai-gnant de perdre la route de la Moravie, et d’élre entraîné

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Juillet 1809.

La ligne autri-chienne est par-tout forcée verstrois heures, etlabatalUegagnée.