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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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» ma pensée les enfants qu’il plaira à la Providence de me n<ic. iso 9.» donner. Dieu sait combien une pareille résolution a coûté» à mon cœur; mais il n’est aucun sacrifice qui soit au-des-» sus de mon courage, lorsqu’il m’est démontré qu’il est utile» au bien de la France.

» J’ai le besoin d’ajouter que loin d’avoir jamais eu à me» plaindre, je n’ai au contraire qu’à me louer de l’attachement» et de la tendresse de ma bien-aimée épouse. Elle a embelli« quinze ans de ma vie; le souvenir en restera toujours gravé» dans mon cœur. Elle a été couronnée de ma main; je veux» qu’elle conserve le rang et le titre d’impératrice, mais sur-» tout qu’elle ne doute jamais de mes sentiments, et qu’elle» me tienne toujours pour son meilleur et son plus cher ami. »

Napoléon ayant cessé de parler, Joséphine, tenant un pa-pier dans ses mains, essaya de le lire. Mais les sanglots étouf-fant sa voix, elle le transmit à M. Eegnaud, qui lut les parolessuivantes :

» Avec la permission de mon auguste et cher époux, je» dois déclarer que, ne conservant aucun espoir d’avoir des» enfants qui puissent satisfaire les besoins de sa politique et«l’intérêt de la France, je me plais à lui donner la plus» grande preuve d’attachement et de dévouement qui ait été» donnée sur la terre. Je tiens tout de ses bontés; c’est sa» main qui m’a couronnée, et, du haut de ce trône, je n’ai» reçu que des témoignages d’affection et d’amour du peuple» français.

» Je crois reconnaître tous ces sentiments, en consentant à» la dissolution d’un mariage, qui désormais est un obstacle» au bien de la France, qui la prive du bonheur d’être un«jour gouvernée par les descendants d’un grand homme, si» évidemment suscité par la Providence pour effacer les maux» d’une terrible révolution, et rétablir l’autel, le trône et l’or-» dre social. Mais la dissolution de mon mariage ne chan-» géra rien aux sentiments de mon cœur : l’Empereur aura