AVERTISSEMENT. vplaie, elles rongeraient la chair vive, ca-rieraient les os, & perceroienr jusqu’auxtnouelles. Elle réfute d’abordlcs erreurs,(sl/ozz/e-r-zY) mais lion nel’arrêtepointlà,elleattaqueles vérités,&vaíì loin quel-le ne fait plys où elle elt,ni ne trouveplus où s’aíleoir.
Cette image forte 6> vraie des excès oìtnous expose un amour immodéré pour laPhilosophie , auroit dû sans doute ar-rêter la main de plus d’un Philosophe ,qui , sous prétexte d'arracher de de fusnos yeux l’épais bandeau des préjugés ,a blessé notre vue par un échu incertain ,vague 6’ rapide , plus semblable au feudeftrttcleur de la foudre , qu'à la lumièred’un beau jour. Jusqu’à quand la Phi-losophie ( pour me servir des expressionsde M. Rousseau lui-même) ne s’occupe-ra-t-elle qu a diffamer l’espece humaine ?
Dans le nombre du peu de vérités quicirculent parmi les hommes , il en estqu'une douce persuasion , une consciencepresque gène r ale , un sentiment intimeft difficile à vaincre ont établies , & qu’ilejì cruel de vouloir nous enlever, parcequ’indépendamment de leur certitude ,elles font , ou notre consolation , ou no-tre espérance.
Inutilement l’Auteur du fameux Trai-té du Citoyen s’épuise-t-tl a prouver que
a iij