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Tome premier.
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AVERTISSEMENT

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senlent sont donc évidemment les seules qu'il convient de suivre. L'éditeurde 1801 lui-même a si bien reconnu, dans les éditions précédentes, le cachetde l’auteur des Confessions, qu'd a cru devoir en extraire et insérer dans sontexte un certain nombre de passages et de notes qui n’étoient pas dans sonmanuscrit. Mais outre qu'il en a omis un nombre beaucoup plus grand encore,qui ne méritoient pas moins d'être offerts au public, il est arrivé, pour la se-conde partie spécialement, que, ne connaissant pas l’édition fidèle donnée parDu Peyrou en 1700, il a pris pour texte l’édition tronquée et subreptice faiteà Genève deux ans auparavant ; de sorte que, pour l’ouvrage dans son entier,et sous le double rapport de la correction tt de l'intégrité du texte, ilserotivrai de dire que l'éditeur de 1801, avec quelque confiance qu’il la présente,n’a offert à ses lecteurs qu’ime fausse relique.

Dans cet état de choses, qu’avions-nous à faire ? rien autre chose qu’à re-produire fidèirmeut le texte du second manuscrit sur les deux éditons qui enreprésentent chacune la moitié, en nous aidant, au besoin, et de l’édition de1801, et même du manuscrit sur lequel celle-ci a été faite ; car ou verra bienqu’il nous a été utile aussi do le consulter. Tout ce que les éditeurs de Genèveavoient cru devoir supprimer dans lis six premiers livres sera rétabli dansl’édition nouvelle. Pour les douze livres ensemble, tout ce qui, dans l’éditionde 1801 , présentera, soit en plus, soit en moins, comparativement aux édi-tions de Genève et de NeufcluUel, une différence de quelque intérêt, figureradans la nôtre sous forme de variantes; mais on ne perdra pas de vue que cesvariantes n'offriront autre chose que les premières pensées de l’auteur. Letexte seul les contiendra sous leur forme dernière et définitive, et il ne seracertainement pas sans prix d’avoir quelquefois ainsi les unes et les autres enregard '.Parl’iffct de ces précautions, ce sera véritablement pour la pre-

' 11 y aurait peut-être cinquante pages à remplir de toutes les véritables correctionset additions qu’offre le manuscrit de Paris. Ces variantes, si nous les eussions misestoutes au bas de chaque page dans notre édition, eussent beaucoup grossi les volu-mes consacrés aux Confessions, sans utilité ni intérêt réel pour le lecteur. Il suffirad’en rapporter quelques unes, qid donneront l’idée des autres.

CORRECTIONS.

ÉDITION DE (SOI. ÉDITION DE GENÈVE.

Le sentiment île la prrm ère injusticeque j’ai soufferte ... Ionie xiv, p 2V.

Madame de Vercellis ne parlant plus, etdéjà dans les transports de l'agonie....,p. 106.

Je suis sûrement le seul qui, vivantchez une nation qui le traitoii si bien etqu’il aduroif, se soit fait chez elle uu de-voir de la dé laigner, p. 237.

Maman, qui favori soit toujours un pro-jet par un autre.... p. 264.

11 faut nécessairement que l ame ou lecorps souffrent, quand Ils ne souffrentpas tou» deux. .. Le bon étal de l’un gâtepresque toujours celui de lautie, p.322.

.... une fonte de fiipons qui me ten-taient de les imiter, tom. xv. p. 34.

Le souvenir profond de....

.dans les combats de l’agonie.

.... un faux air de la dédaigner.

.... maman, qui facilitoit....

.... le bon état de l’un fait presquetoujours tort à l'autre.

ÉDITION DE DU PEVBOU.

....'qui m’excitoknt à les imiter.