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Tome premier.
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821
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ÉCRITS EN FORME DE CIRCULAIRES. 821

désiré la campagne; je l’avois obtenue. Je ne pouvois souf-frir l’assujettissement ; j’étois parfaitement libre, et mieux quelibre ; car, assujetti par mes seuls attachements, je ne faisois quece que je voulois faire. Tout mon temps étoit rempli par des soinsaffectueux, ou par des occupations champêtres. Je ne desiroisrien que la continuation d’un état si doux ; ma seule peine étoitla crainte qu’il ne durât pas long-temps, et cette crainte, née dela gêne de notre situation, n’étoit pas sans fondement. Dès-lorsje songeai à me donner en même temps des diversions sur cetteinquiétude, et des ressources pour en prévenir l’effet. Je pensaiqu’une provision de talents étoit la plus sûre ressource contre lamisère, et je résolus d’employer mes loisirs à me mettre en état,s’il étoit possible, de rendre un jour à la meilleure des femmesl’assistance que j’en avois reçue.

ÉCRITS

EN FORME DE CIRCULAIRES*.

i.

DECLARATION

Relative à différentes réimpressions de ses ouvrages.

Lorsque J.-J. Rousseau découvrit qu’on se cachoit de lui pourimprimer furtivement ses écrits à Paris, et qu’on afflrmoit aupublic que c’étoit lui qui dirigeoit ces impressions, il comprit ai-sément que le principal but de cette manœuvre étoit la falsifica-tion de ces mêmes écrits , et il ne tarda pas, malgré les soinsqu’on prenoit pour lui en dérober la connoissance, à se convain-cre par ses yeux de cette falsification. Sa confiance dans le libraireRey ne lui laissa pas supposer qu’il participât à ces infidélités, eten lui faisant parvenir sa protestation contre les imprimés de

(0 Voyez la note ci-devant, page 683.