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Tome huitième.
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CORRESPONDANCE.

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crire. Il est superflu de prendre de nouvelles informations sur lasûreté de mon passage à Paris : j’ai là-dessus les meilleures assu-rances; mais j’ignore encore si je serai dans le cas de m’en pré-valoir, vu la saison, vu mon état, qui ne me permet pas à présentde me mettre en route. Sitôt que je serai déterminé de manièreou d’autre, je vous le manderai. Je vous prie de me maintenirdans les bons souvenirs de madame de Faugnes, et de lui dire quel’empressement de la revoir, ainsique M. de Faugnes, et d’entre-tenir chez eux une connoissance qui s’est faite chez vous, entrepour beaucoup dans le désir que j’ai de passer par Paris. J’ajoutede grand cœur, et j’espère que vous n’en doutez pas, que matentation d’aller en Angleterre s’augmente extrêmement par l’a-grément de vous y suivre, et de voyager avec vous. Voilà quantà présent tout ce que je puis dire sur cet article : je ne tarderaipas à vous parler plus positivement ; mais jusqu'à présent cet ar-rangement est très douteux. Recevez mes plus tendres saluta-tions ; je vous embrasse, monsieur, de tout mou cœur.

Prêt à fermer ma lettre, je reçois la vôtre sans date, qui con-tient les éclaircissements que vous avez eu la bonté de prendreavec Guy : ce qui me détermine absolument à vous aller joindreaussitôt que je serai en état de soutenir le voyage. Faites-moi en-trer dans vos arrangements pour celui de Londres : je me réjouisbeaucoup de le faire avec vous. Je ne joins pas ici ma lettre àM. de Graffenried, sur ce que vous me marquez qu’elle courtParis. Je marquerai à M. Guy le temps précis de mon départ ;ainsi vous en pourrez être informé par lui. Qu’il ne m’envoie per-sonne, je trouverai ici ce qu’il me faut. Rey m’a envoyé sou com-mis, pour m’emmener en Hollande : il s’en retournera comme ilest venu.

A M. DU PF.YROU.

Strasbourg, le 30 novembre 1763.

Tout bien pesé, je me détermine à passer en Angleterre. Sij’é-tois eu état, je partirois dès demain ; mais ma rétention me tour-mente si cruellement, qu’il faut laisser calmer cette attaque, em-ployant ma ressource ordinaire. Je compte être en état de partirdans huit ou dix jours ; ainsi ne m’écrivez plus ici, votre lettre nem’y trouverait pas; avertissez, je vous prie, mademoiselle LeVasseur de la même chose : je compte m’arrêter à Paris quinzejours ou trois semaines ; je vous enverrai mon adresse avant de