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Tome huitième.
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SIS COHBESPOTÏDAKCE.

quelle indignation pour les François, qu’on les fit les satellitesdes Anglois pour assouvir la rage d’un Écossois, et qu’on les for-mât de me punir eux-mêmes d’avoir cherché chez eux un asilecontre la barbarie de leurs ennemis naturels !

Voilà des explications qu’il falloit absolument vous donner,pour régler votre conduite à mon égard au milieu de mes enne-mis qui vous trompent, et pour vous éclairer sur les vrais servicesque votre amitié peut me rendre dans l'occasion. J’espère que vouspourrez venir. Vous devez sentir combien mon cœur a besoin decette consolation; si je la perds, quej’aieau moins celle de voir votreami M. de Luze. S’il vous porte mes derniers embrassements, jeme console et me résigne. Mais lequel des deux qui vienne, qu’iltâche surtout de venir seul. J’ai demandé permission à M. leprince de Conti de vous recevoir dans son château. Je n’ai pointde réponse encore ; si vous arrivez avant elle, il convient de logerà Gisors ; il n’y a que demi-lieue d’ici, et nous pourrons égalementpasser les journées ensemble. Si je puis vous recevoir au château,votre laquais sera logé près de vous, et nous ferons en sorte qu’ilne meure pas de faim. Je vous embrasse dans les plus tendresélans d’un cœur brisé d’affliction, mais tout plein de vous.

Marquez-moi la réception de cette lettre bien exactement etpromptement ; mais n’entrez dans aucun des articles qu’elle con-tient. Présence, ou rien ; souvenez-vous de cela. Ah ! cette funestegoutte ! Cher ami, quelque douloureuse qu’elle puisse être, ellevous fera moins de mal qu’à moi. Quand vous viendrez, vous ouM. de Luze, ne me prévenez point du jour dans vos lettres; venezsans avertir, c’est le plus sûr.

AM. DE SARTINE,

Lieutenant-général de police.

A Trye-le-Cliâteau, le 9 septembre 1767.

Monsieur,

Permettez que j’aie l’honneur d’exécuter près de vous l’ordreexprès que m’a donné l’auteur d’un livre intitulé Dictionnairede musique, par J .-J. Rousseau, qui s’imprime chez la veuveDuehesne. Cet ordre est, monsieur, de m’opposer de sa part,comme je fais, à la publication de cet ouvrage qui porte son nom,jusqu’à ce qu’il ait été de nouveau soumis à la censure, attenduque des passages raturés et rétablis dans le manuscrit peuvent