COURES POND AN CE.
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comme que ce soit, ne rappelons, dans aucune de nos lettres, dusujet de celle-ci. Je suppose que vous savez sous quel nom je suisconnu ici.
A M. GRANVILLE.
Trye, le 23 janvier 1768.
Je n’aurois pas tardé si long-temps, monsieur, à vous remercierdu plaisir que m’a fait la lettre dont vous m’avez honoré le 6 no-vembre, sans beaucoup de tracas qui, venus à la traverse, m’ontempêché de disposer de mon temps comme j’aurois voulu. Lestémoignages de votre souvenir et de votre amitié me seront tou-jours aussi chers que vos honnêtetés et vos bontés m’ont été sen-sibles pendant tout le temps que j’ai eu le bonheur d’être votrevoisin. Ce qui ajoute à mon déplaisir de vous écrire si tard est lacrainte que cette lettre, vous trouvant déjà parti de Calwich, nefasse un bien long circuit pour vous aller chercher à Bath. Je de-sire fort, monsieur, que vous ayez cette fois entrepris ce voyageannuel plus par habitude que par nécessité, et que toutefois leseaux vous fassent tant de bien que vous puissiez jouir en paix de labelle saison qui s’approche, dans votre charmante demeure, sansaucun ressentiment de vos précédentes incommodités. Vous ytrouverez, je pense, à votre retour, un barbouillage nouvellementimprimé, où je me suis mêlé de bavarder sur la musique, et dontj’ai fait adresser un exemplaire àM. Rougemont, avec prière devous le faire passer. Aimant la musique, et vous y eonnoissantaussi bien que vous faites, vous ne dédaignerez peut-être pas dedonner quelques moments de solitude et d’oisiveté à parcourir uneespèce de livre qui en traite tant bien que mal : j’aurois voulupouvoir mieux faire; mais enfin le voilà tel qu’il est.
Le défaut d'occasion, monsieur, pour faire partir cette lettre,rend sa date bien surannée, et me l’a fait écrire à deux fois : l’oc-casion même d’un ami prêt à partir, et qui veut bien s’en char-ger, ne me laisse pas le temps de transcrire ma réponse à l’aima-ble bergère de Cahvich, et me force à la laisser partir un peubarbouillée : veuillez lui faire excuser cette petite irrégularité, ainsique celle du défaut de signature, dont vous pouvez savoir laraison. Recevez, monsieur, mes salutations empressées et mesvœux pour l’affermissement de votre santé.
l’herboriste
DE U DLCUESSE DE POF.TLÀND.