EXPLIQUÉS. 123
teau où Yictorine s’était réfugiée ap-partenait à l’évêque de Lausanne. Ellefuyait le perfide Glérolles pour courirles chances d’un horrible incendie, sanssortir, pour ainsi dire, des filets du prélat.
Du reste, les quatre cavaliers à vi-sage enfumé, qui vinrent prendre Vic-torine pour la conduire à la tour deGourze, et delà à Aigremont, étaientencore quatre Bohémiens. Ils avaienttravaillé à éteindre l’incendie et à sau-ver les effets, soit par bonté naturelle ,soit pour satisfaire leur manie de vol:car, il faut l’avouer, ils avaient trans-porté momentanément à la tour unepetite partie de ce qu’ils avaient sous-trait aux flammes. Enfin, l’ami Boniface,qui procura la liberté à Edouard, ap-partenait à cette même bande, donttous les individus avaient pris à cœurde servir, et le neveu de l’évêque, et labelle Genevoise. Et certes, ils s’en trou-vèrent bien, car ils n’obligèrent pointdes ingrats. On aurait même voulu leur