xxxiv PRÉFACE.
versité, de beaux instrumens, et il a été très utile aux
astronomes et à l’astronomie.
En Angleterre, l’observatoire royal ( 520 ) fut bâti en1675, aux frais du roi Charles II, protecteur déclaré del’astronomie, dans son parc de Greenwich, deux lieuesà l’orient de Londres, sur une colline élevée de 160pieds anglois au-dessus des basses eaux de la Tamise :Flamsteed y fit placer la première pierre le 10 août:on en voit la figure sur la planche XVII. Il sera célé-bré à jamais par les travaux de Flamsteed, Halley,Bradley, et de M. Maskely ne, qui leur a succédé le 26 fé-vrier 1766 dans la place d’astronome royal, et qui sou-tient parfaitement la réputation de ce fameux observa-toire. Hodgson et la veuve de Flamsteed avoient faitgraver les dessins de cet observatoire et des instrumensqui y étoient, en sept ou huit planches, mais ils n’ont
Î joint été publiés. J ai une grande carte, gravée dansè temps de la construction, où l’on voit le plan du parcet de l’observatoire ; mais on y a fait successivement di-verses augmentations, et dernièrement encore en 1790.La description de cet observatoire se trouve dans lesLettres astT'onomi(jues de M. Bernoulli (1771, pag. 79 )•Le bâtiment n’est pas fort remarquable, mais sa si-tuation est très avantageuse, et c’est un des mieux as-sortis qu’il y ait; ceux d’Oxford et de Richmond sontles seuls qui puissent soutenir le parallèle. On voit àGreenwich deux muraux de 8 pieds de rayon ; 011 a mis,en 1788, une lunette achromatique de Dollond au plusancien des deux. Il y a une grande lunette méridiennede 8 pieds dont l’axe a 4 pieds ; un secteur pour le zé-nith, de 12 pieds; un grand nombre d’autres instrumensconsidérables. L’astronome royal a sous lui un assis-tant qui travaille sans interruption aux observations as-tronomiques. Il n’y a aucun endroit où l’on ait fait unsi grand nombre de bonnes observations (1899,1624).