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Tome premier.
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LII
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iij PRÉFACE.

de toutes les villes de province celle où l’astronomie aété le plus cultivée.

A Lyon l’observatoire du college fut bâti par le P. deSaint-Bonnet, vers 1684. {M. Bernoulli, II, 5i et 246.)Il est très élevé et très beau. M. le Camus vient de s’enfaire un à sa campagne, et il a fait construire à Paris degrands et beaux instrumens.

A Dijon, M. Dupleix de Bacquencourt, intendantde Bourgogne, engagea M. Necker, vers 1780, à fairedisposer la tour du logis du roi pour les observationsastronomiques. M. l’abbé Fabarel, grand-chantre de lacathédrale, dirigea ces travaux et fournit divers instru-mens. En 1785 il a obtenu des instrumens de la pro-vince, et M. l’abbé Bertrand a commencé à y faire desobservations. Il y a peu de villes de province où lessciences soient cultivées avec autant de zele et desuccès.

A Montpellier il y a depuis long-temps un obser-vatoire situé sur une des tours de la ville : M. de Ratteet M. Poitevin y ont fait diverses observations, quisont imprimées, soit dans les Assemblées publiques del’académie de Montpellier, soit dans les Mémoires deVacadémie des sciences. On y voit des astronomes dèsl’année 1676. {M. Bernoulli, II, 253.)

Beziers. L’observatoire étoit sur la tour de l’évêché,mais on a été obligé d’en retirer les instrumens. (M. Ber-noulli, II, 85 et 255.) C’est dans la maison des PP. deS. Lazare que je fis l’observation de la disparition dePanneau de Saturne, en 1770, avec M. Bouillet etM. Bertholon.

Avignon. M. Gallet y avoit observé dès 1676. LeP. Bonfa fut probablement le fondateur de l’observa-toire vers i683. ( M . Bernoulli, II, 59, 248.) Le P. Pe-zenas et le P. Morand l’ont occupé.

Strasbourg. M. I3rackenhoffer 7 professeur de ma-