ASTRONOMIE.
LIVRE SIXIEME.
Loix du mouvement des sept planètes principalesautour du Soleil, avec leurs Elémens. (a)
Puisque les planètes tournent autour du Soleil, de même quela Terre (1107); c'est au centre du Soleil qu’on doit supposerun observateur pour lui faire voir les mouvemens les plus uni-formes , et lui en foire connoître les circonstances et les mesures.sC’est pour cela que la Caille , eu commençant ses leçons d’astro-nomie, suppose d’abord que son observateur soit placé au centredu Soleil, pour déterminer les loix des mouvemens planétaires.Mais j’ai niieux aimé considérer l’astronomie dans ses premiersprincipes, suivre les progrès lents et successifs de ceux qui l’ontformée, on perfectionnée, et ne parler des planètes vues du Soleilqu’après avoir montré que c’est autour de lui qu’elles tournent.
1201. Pour déterminer les mouvemens vus du Soleil, il folloitun moyen d’avoir la longitude d’une planete, telle qu’on l’ob-serveroit du SoleiP; c’est ce qu’on a trouvé dans les opposi-tions des planètes supérieures, Mars, Jupiter et Saturne, et dansles conjonctions inférieures de Vénus et de Mercure (11 52 ). Eneffet, quand une planete est opposée au Soleil, le lieu de 1 éclipti-que où elle répond, est sur une même ligne droite avec le Soleilet la Terre ; ainsi le lieu de la planete vu du Soleil, ou le lieu vude la Terre, est absolument le même : si la Terre est en N (fig. 56 ),et la planete en A opposée au Soleil S, le point du ciel où aboutit
(a) On appelle Hièmens d’une pla-nete , les trois articles principaux quidéterminent la situation et la ligure del’orbite : sa longitude , celle de sonaphélie, et son excentricité. O11 ren-ferme aussi quelquefois sous ce nomTome 11 .
la révolution de la planete ou son mou-vement, la longitude du nœud, l’in-clinaison , les mouvemens de l’aphélieet du nœud ; et dans ce sens, il y ahuit élémens d’une planete.
A