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Tome second.
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OBSERVATIONS DU SOLEIL ET DES SIX PLANETES. I2l' ;

Observations astronomiques, anciennes et modernes, duSoleil et des six planètes principales. x

1399. Les observations sont le fondement de toutes les théories,elles en font la vérification et la preuve; ainsi je ne puis terminermieux ce VI' livre qu’en y rassemblant une collection des meil-leures observations anciennes et modernes, extraites des auteursqui en ont fait le calcul et l’application ; j’y ai ajouté les observationsles plus récentes et les plus décisives pour chaque planete, commeun point fixe d’où l’on pourra partir pour établir des théories,et construire de nouvelles tables.

Les anciennes observations se trouvent rassemblées et discutéesdans les ouvrages suivans: Longomontani, Astronomia Danica,1640, Bulliadi; Astronomia Philolaïca, 1645 ; Riccioli, AstronomiaReformata, i 665 ; Win g., Astronomia Britannica, 1669 ; HistoriaCœlestis Tychonis Brahe, 1672 ; M. Cassini, Elémens cBAstrono-mie, 1740. J’en ai moi-même examiné et calculé un grand nombre;mais il sera toujours bon de remonter aux sources, quand on vou-dra fonder des théories sur les observations.

A l’égard des observations modernes, on pourra consulter legrand ouvrage d’Hévélius intitulé Machina Cœlestis (livre trèsrare); celui de Flainsteed , Historia Cœlestis Britqnnica; les mé-moires des académies de Paris, de Londres, de Berlin , de Péters-bourg, de Toulouse. On doit desirer de voir publier toutes cellesde Halley, de Bradley, celles qui sont dans les registres de l’obser-vatoire royal de Paris, et celles que M. de l’Isle a rassemblées dansses manuscrits, et qui sont au dépôt de la marine, rue St. Antoineà Paris: c’est une des plus grandes collections d’observations astro-nomiques qui aient jamais existé. M. Messier en a fait aussi unegrande quantité, comme on peut en juger par la notice qu’il a donnéedans le 5 'volume des mémoires présentés à l’académie , en y joi-gnant le détail de celles de 1762. M. d’Ageleten a fait beaucoup àl’école militaire depuis 1778 (H, les Mém. de l’acad. 1784, pag. 74).Mais le plus grand inconvénient des grands recueils, c’est que laplupart de ces observations ne peuvent se réduire que par de longscalculs.

Le recueil le plus moderne et le plus précieux de tous est celuide M. Masxelyne, astronome royal d’Angleterre, qui commence àiy 65 , et qui forme déjà deux volumes in-folio jusqu’à 1786. La pré-cision de ces observations est si grande, qu’on trouve souvent I3Tome II. Q

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