DE LA PARALLAXE DU SOLElt. 32^
1724. M. dit Séjour, en discutantces observations, trouve ^ 5 (Traitèanalyt. p. 568 ). Il est vrai que les observations de M. Garipuy n’ontdonné que 8"j ( Mém. de l'ac. de Toulouse, tom.I)\ mais elles n’ontété publiéesque depuis qu’on connoît d ailleurs la parallaxe. La théo-rie de la Lune, comparée avec les observations, donnoit une paral-laxe plus petite, Mayer ne la trouvoitpas de 8" ( 363 i ). On aurait pula chercher par le moyen de quelque comete ( 3 i 56 ), mais l’occa-sion ne s’en étoit pas présentée.
1725. Tel étoit l’étatde nos connoissancessur la distance du Soleilquand les passages de Vénus sur le Soleil sont arrivés en 1761 et1769. Si l’on a toujours mis au nombre des époques mémorablescelles des progrès de l’esprit, tout ce qui nous procure des connois-sances nouvelles est pour nous un événement célébré : le passage deVénus étoit un de ces phénomènes rares, prédit et attendu depuisplus d’un siecle - , iln’avoit jamais été observé depuis qu’on en con*noissoit l’importance. C’étoit cependant de tous les phénomènes cé-lestes celui dont on devoil espérer la plus exacte détermination dela parallaxe du Soleil, et par conséquent de toutes les distances desplanètes à la Terre (2i5i). Ces passages nous ont fait connoître quela parallaxe du Soleil est à-peu-près de 8 secondes et demie ; car l’ob-servation faite au Cap en 1761 a donné la parallaxe de8"6pourlejour de l’observation, suivant Short ( Phil,. trans. 1763), et suivantA 1 . Pingré, Mém. académ. 1761 ; ce qui fait presque 8"8 pour lesmoyennes distances -, et par les observations faites à la Baie d’HudsonenCalifornie, et àl’isledeTaïtf je trouve8"6pourlaparallaxeduSoleildans les moyennes distances du Soleil et les moyennes latitudes ter-restres (2 i 5 i). Il y a treize centièmes de seconde de plus ou de moinsdans le périgée et dans l’apogée, et deux centièmes de seconde deplus ou de moins sous l’équateur ou sous les pôles. M. Pingré trouve8"8 (Mém. 1772), M. du Séjour, 8"84 (Mém. 1781, pag. 33 o; Traitéanalyt. p. 486). Mais M. Lexell trouve 8"6 comme moi (aidi.)
1726. L’extrême petitesse delà parallaxe du Soleil fait qu’on peut,dans un grand nombre d’occasions , la négliger, et supposer que lesrayons qui vont du Soleil à tous les points de la Terre sont parallèlesentre eux, de la même maniéré que si le Soleil étoit à une distance in-finie de nous, puisque des lignes qui font entre elles un anale si pe-tit ne different pas de celles qui seroient exactement parallèles, ouqui ne feraient point d’angle: c’est la supposition que nous feronsdans les préliminaires du calcul des éclipses (1782).
1727. La distance du Soleil à la Terre est plus petite au mois de dé-cembre qu’au mois de juin d’une trentième partie, parcequel’ex-