TROUVER. LA DIFFERENCE DES MERIDIENS, ,03
Trouver la différence des méridiens, ou la différence delongitude, au, moyen d'une éclipse de Soleil, ou d’uneéclipse d’étoile par la Lune.
1970. La méthode la plus exacte que nous ayons pour connoîlreles longitudes géographiques (47) ■> 011 les différences des méridiens(5i, 54), est certainement celle des éclipses de Soleil ou d’étoiles :le seul inconvénient de cette méthode est la longueur des calculsqu’elle exige ; mais cela n’empêche pas que nous n’en fassions unusage continuel. Je vais l’expliquer avec soin, pour mettre tout lemonde à portée de l'employer, et par là procurer, s’il est possible,à la géographie et à l’astronomie, plus de secours qu’elle n’en atrouvés jusqu’à présent dans cette partie des observations.
1971. Lorsqu’on a observé le commencement et la fin d’uneéclipse de Soleil, l’immersion et l’émersion d’une étoile cachée parla Lune, ou celles d’une planete, il faut en déduire le temps de laconjonction vraie ; et quand on a le temps de la même conjonctionpour chacun des deux pays, ht différence des temps est évidemmentcelle des méridiens, {Kepler, astron. pars opl. 3p3. Mém. présentés ,toni. l,pag. 53p). Cette méthode est la plus directe, la plus éléganteet la plus sûre dont on puisse faire usage, et je ne pense pas mêmequ’on en doive employer d'autre. Je choisis pour exemple le caculd’une éclipse d’étoile, comme renfermant quelques considérationsde plus que celui d une éclipse de Soleil; mais j’y ajouterai toujoursles modifications qu’exigent les éclipses de Soleil.
1972. Soit S (fig. 121) le Soleil ou l’étoile qui sont éclipsés; L’la situation apparente du centre de la Lune, par rapport à l’astre , aucommencement de l’éclipse; F le lieu apparent du centre delà Luneau moment de l’émersion ; LF le mouvement apparent de la Lune,par rapportà l’astre, dans l'intervalle de la durée de l’éclipse; GHIun arc de l’écliptique, passant à la distance FIS de l’astre ; DSE unparallèle à l’éclipt., passant par le centre de l’astre. Si FA est paral-lèle à DE, l’on aura le mouvement apparent en latitude AL, et lemouvement relatif apparent en longitude FA sur un arc de grandcercle : cet arc se confond sensiblement avec le parallèle à l’éclip-tique; mais il est plus petit de quelques secondes que l'arc GI del’écliptique.
1973. On connoît à-peu-près par les tables l’heure de la conjonc-tion vraie, calculée, de même que les longitudes et les latitudes>raies de la Lune, et de l’astre éclipsé au commencement et à la fin
lomell. Iü