HEL iometre appliqué au télescope. 641
que le champ de lalunette n’en contient qu’une petite partie. Enfinles micromètres nous font voir les deux bords du Soleil ou de laLune sur les bords de la lunette; au lieu que le micromètre objectifnous les donne toujours au centre et sur l’axe même de la lunette,où l’on peut faire toucher les deux images. On verra la vérificationet l’usage de cet hélioinetre (2819 et suiv. ).
Hêliomebre appliqué au Télescope.
2442. L’invention de l’héliometre fait v par Bouguer , fut appli-quée en Angleterre aux télescopes , en 1754 , d’une maniéré unpeu différente; elle consiste à partager un objectif en deux partieségales , que l’on fait mouvoir en sens contraire , et que Ton placeà l’extrémité d’un télescope; Short et Dollond furent les premiersqui en firent construire, et ils en attribuèrent la première inven-tion à Saveiy ; Short assure que cette invention avoit été déposéeen 1743 à la société royale, ( Philos. Trans. tom. 48; Mémoires deMarseille, année ij 55 ) ; mais du moins elle ne fut répandue et em-ployée en Angleterre qu’après Bouguer , c’est à-peu-près ce quiëtoit arrivé à l’occasion du micromètre d’Auzout ( 2348).
Les demi-cercles ABC , DEF (fi.g. 187), représentent les deuxmoitiés de l’objectif, qui se meuvent parallèlement le long de. laligne AF; le segment ABC est fixé sur une platine de cuivre AGHI ,et le segment DEF sur une autre platine KLMN ; ces deux platinesse terminent chacune par une crémaillère HI et MN , dont les den-tures se regardent : un pignon fixé vers P, sous un coq à l’extrémitédelà monture del’héliometre, ou de la platine qui lui sert de base,engrene dans les deux crémaillères , en sorte que l’une montant ,l’autre est forcée de descendre ; par ce moyen elles ont des mouve-mens égaux en sens contraire, et les centres des deux portionsd’objectifs sont toujours l’un et l’autre à même distance de l’axe dutélescope. On fait tourner le pignon P par le moyen d’une tringle Q( fig. 188 ).
Les deux platines AGH , KLM, qui portent les verres , glisssentsur une platine fixe et plus grande OSSQQRllO , qui forme l’assem-blage, et qui s’adapte au télescope ; cette platine du-fond portedeux coulisses RR, SS, entre lesquelles se meuvent les deux platinesmobiles ; ces deux coulisses doivent être parfaitement parallèles àla ligne AF , sur laquelle se meuvent les deux verres. Afin que lescentres des verres soient toujours maintenus sur cette même ligneAF. Le coq ou la chappe de cuivre TT fixée sur la grande platine,Tome II, Mm mm