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Tome second.
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yOO ASTRONOMIE, L I V. XIV.

le fd-à-plomb sur le même point, c’est-à-dire sur la même di-zaine de minutes où l’on a observé le matin. Quand le fil estbien placé , l’on retourne à la lunelte, on compte l’heure , laminute et la seconde où le bord du Soleil qu'on a observé lematin ( par exemple le bord supérieur, qui paroit inférieur dansla lunette) arrive au fd horizontal.

2579. La méthode des hauteurs correspondantes sert à placerdans le plan du méridien un mural (2688), une lunette méri-dienne ( 2604 ) ; elle sert aussi à tracer les méridiennes fdairesdont il est absolument nécessaire de se servir quand on observeavec de grands secteurs ( 2574 , 2598). Pour tracer une mé-ridienne h la ire, on perce un trou dans le volet d’une fenêtre oudans une plaque de métal fixée dans le mur -, on tend un fil ducentre du trou jusqu’à l’autre extrémité de la chambre, à-peu-près dans la direction de la méridienne ; on abaisse des aplombsde divers points de ce fil, et l’on tend un cheveu ou un filtrès fin le long de ces aplombs, sur deux tasseaux de fer scellésaux deux extrémités de la chambre -, on est assuré par les aplombsque le fil se dirige vers le pied du gnomon , c’est-à-dire qu’il passesous la perpendiculaire du trou : pour s’assurer que ce fd estaussi dans le méridien , 011 obscurcira la chambre ; l’on obser-vera l’heure , la minute et la seconde où les deux bords de l’imagedu Soleil arrivent au fil, et l’on en conclura le passage du centredu Soleil à cette méridienne filaire : les hauteurs correspondantesprises le même jour (920 , 2578) apprendront si le midi vrai estd’accord avec celui que donne la méridienne ; s’il ne l'est pas,on changera la position du fd d’une quantité qui sera facile àreconnoître, par le chemin que fait à chaque minute l’image duSoleil sur le pavé. Quand ce fd sera bien placé, il faudra rendrele plan de l'instrument parallèle à ce fil, pour être sûr qu’il estbien dans le méridien.

2680. Les hauteurs correspondantes donnent le moyen de com-parer une planete à une étoile fixe , et par là de déterminer laposition de la planete. Lorsqu’on ne peut absolument comparerun astre avec des étoiles dont la position soit connue , il reste en-core un moyen pour en déterminer l’ascension droite ; il est moinsexact et plus long à calculer -, mais c’est alors le seul qui soit pos-sible d’employer. Ce moyen consiste à observer des hauteurs avecle quart-de-cercle : chacune de ces hauteurs, jointe avec le tempsvrai, détermine l’ascension droite, si l’on suppose la déclinaisonconnue, de même qu’elle donnoitle temps vrai, quand l’ascension